BROOKINGS INSTITUTION: LA CRISE POLITIQUE DU CONGO : QUELLE EST LA VOIE A SUIVRE ? lundi 15 Août, 2016

Michael O’Hanion, François Nkuna Balumuene, Anthony Gambino, Thomas Perriello

PANNEL:

  • Son Excellence Monsieur François Nkuna Balumuene, Ambassadeur de la République démocratique du Congo aux Etats-Unis.
  •  L’honorable Thomas Perriello, Envoyé spécial pour la Région des Grands Lacs de l'Afrique, du Département d’Etat des Etats-Unis
  • Anthony Gambino, ancien directeur de l’USAID au Congo
  • Modérateur : Michael O’Hanion, Senior Fellow et co-directeur du Centre sur la Sécurité le Renseignement du 21e siècle de la Brookings Institution

ANTONY GAMBINO :
Cette crise en RDC est entièrement fabriquée. La constitution est claire. Personne ne conteste les élections que les élections Présidentielles doivent se tenir tous les cinq ans.

La CENI a publié un calendrier électoral avec les élections qui auront lieu en Novembre 2016. Mais, les partisans du président Kabila veulent garder Kabila au pouvoir aussi longtemps que possible. RDC va dans la mauvaise direction au même moment que Moise Katumbi se tenu à distance.

L’article 73 indique clairement ce que tout le monde sait. La CENI doit convoquer les élections le 20 Septembre 2016. Cependant, le président de la CENI a déclaré qu’il ne sera pas en mesure de le faire.

La communauté internationale devrait venir avec une nouvelle série de sanctions, en ciblant particulièrement Kalev Mutond, le chef de la sécurité du renseignement, Albert Yuma, chef de la compagnie minière GECAMINES ainsi que les violateurs des droits de l’homme.

Les dirigeants de l’opposition et les prêtres catholiques doutent de la capacité de Kodjo concernant le dialogue. L’opposition congolaise et de la société civile ont été entièrement pacifique et ils se tiennent à la non-violence. Malheureusement, la police et l’armée ont été violentes.

Les sanctions américaines sur le chef de la police à Kinshasa ont eu un impact. Merci à Dieu pour la MONUSCO qui protège les civils, et en créant un environnement propice à des élections pacifiques.

Le 20 Décembre, le mandat de 2016 Kabila se termine. L’opposition a appelé pour le président Kabila quitte ses fonctions. La constitution congolaise doit être respectée.

L'HONORABLE THOMAS PERRIELLO:
Deux choses qu’il a tenu à préciser :

1) Le président Obama est un professeur de droit constitutionnel. Il n’y a pas le soutien du gouvernement des Etats-Unis pour le changement de la constitution en RDC.

2) Le rôle de la politique américaine est déterminé par la constitution de la RDC, la mise en place des institutions démocratiques.

En RDC, il y avait un espace pour la société civile, mais cet espace est fermé par la pression et l’intimidation.

Le peuple congolais est prêt pour la mise en application de la Constitution. Les tensions augmentent. Les militants sont en prison, et beaucoup de gens sont encore très pauvres. Il est possible d’avoir une transition politique pacifique après une guerre civile brutale.

Pensons aux choses positives. Que faire si la RDC devient un modèle pour la démocratie ? Mais cette fenêtre est en train de se fermer. Il y a une opportunité pour que le monde soit gagnant. Comme cela se rapproche de la crise, les possibilités de Kabila s’amoindrissent de plus en plus.

Le dialogue de Kodjo est important. Rassembler tout le monde et discuter des problèmes. Le problème est qu’il n’y a pas de confiance entre le gouvernement de Kabila et l’opposition. Il n’y a pas de confiance de l’opposition. L’opposition pense qu’ils marchent dans un piège. Il y a une opportunité pour la RDC d’être un modèle. Le mois prochain est crucial. Kabila pourrait revenir pour un autre mandat dans quelques années. Il est seulement âgé de 45 ans.

Les sanctions ont été imposées au chef de la police de Kinshasa en RDC, Célestin Kanyama. Tous les actifs américains appartenant à Célestin Kanyama sont gelés et les Américains sont interdits de faire affaire avec lui.

Le Congres Américain au Capitole Hill demande davantage de sanctions ciblées individuelles. Le gouvernement américain ne soutient pas ou ne favorise pas un candidat de l’opposition ni du parti au pouvoir. Nous voulons juste que le peuple congolais élise leur propre personne en fonction de la constitution démocratique établie.

AMBASSADEUR BALUMUENE :
(Modérateur : L’Ambassadeur Balumuene parlera en français et nous avons un interprète, il veut être sure que tout est bien entrecoupe correctement)

Comment le processus électoral marche en RDC ?
Qui a le pouvoir d’organiser les élections ? Pourquoi avons-nous ce retard ? Quelle est la validité d’un dialogue inclusif ? Qu’en est-il de l’Article 70 de la Constitution ?

Comme vous le savez tous, nous avons eu deux élections, l’une en 2006 et une autre en 2011. En 2006, nous avons eu l’aide de partenaires extérieurs pour financer les élections. En 2011, nous n’avons eu aucune aide au financement de nos partenaires extérieurs. Maintenant, nous voulons tenir le processus électoral crédible.

42 millions d’électeurs doivent être enregistrés et 10 millions de nouveaux majeurs électeurs doivent aussi voter, mais ils ne sont pas encore enregistrés. En outre, les citoyens congolais vivant à l’étranger peuvent maintenant voter.

En 2013-2014, nous avons eu la guerre avec les rebelles M-23. Le gouvernement a dû protéger les civils. Entre 2015-2016, nous avons une économie très difficile, car nous dépendons des exportations. Nous avons vu une baisse profonde des prix des matières premières, le cuivre et le pétrole. Ainsi, notre budget devrait être coupé. Ce sont les problèmes que nous rencontrons en RDC pour préparer les élections.

Tout le monde parle du 20 Décembre [2016], qui est le jour les opposants disent que Joseph Kabila doit partir. Avez-vous déjà pensé au vide que cela peut créer, et ce qui se passerait par après ?

Nous ne voulons pas voir une deuxième Libye en RDC. Le Président Kabila souhaite que le dialogue ait lieu afin que nous puissions parvenir à une décision en toute quiétude. Vous ne voulez pas aller dans la rue pour forcer Kabila out. Personne ne pouvait voir le chaos qui viendrait. Nous voulons résoudre ce problème pacifiquement lorsque les élections auront lieu et le président Kabila ne sera pas candidat.

Modérateur :
Je vous remercie. Passons aux questions et réponses

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