Félix Tshisekedi danse une rumba à deux pas : un pas en avant à féliciter et un pas en arrière manquant de courage

Nous avons suivi deux actes posés par Felix Tshisekedi Tshilombo. Le premier acte est à féliciter, car il a rétabli le droit de propriété à une entité étrangère dépossédée. Le deuxième acte pouvait donner un traitement de choc à la branche juridiciare corrompue, s’il avait fait montré d’un peu de courage.

LE DOSSIER NEHEMIE MWILANYA

En effet, les bribes d’information selon laquelle l’ancien DIRCAB de Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya a été délogé de sa maison sur le Boulevard Colonel Tshatshi, a été confirmé. La raison derrière ce délogement est que cette habitation était une maison spoliée, mise à la disposition de sa femme, la fille de l’ancien Avocat General Wasso.

Il nous revient qu’il y a une semaine, l’Ambassadeur de l’Union européenne en RD Congo s’était plaint auprès de Felix Tshisekedi, car cette habitation appartenait à l’Ambassade de la Tchécoslovaquie.

Il faut avouer que c’est un bon geste, car le titre de Directeur de Cabinet, ministre ou PDG ne confère à personne le droit d’usurper la propriété d’une tierce personne, fut-elle physique ou morale.

Les nouvelles provenant des amis qui côtoient l’ancien DirCab nous disent qu’il comprend de plus en plus que la pendule est en train de basculer. Dès lors, tout observateur averti comprendrait facilement sa campagne de charme auprès de l’Église catholique, cherchant l’absolution des méfaits conduits quand il était encore aux affaires pendant la profanation des églises et les répressions qui ont fait couler du sang dans les rues de Kinshasa et partout ailleurs en RD Congo.

LES NOMINATIONS DE MAGISTRATS

L'article 82 de la constitution dicte que « Le Président de a République nomme, relevé de leurs fonctions et, le cas échéant, révoque, par ordonnance, les magistrats du siégé et du parquet sur proposition du Conseil supérieur de a magistrature. Les ordonnances dont question à l’alinéa précédent sont contresignées par le Premier ministre ». Le fait de maintenir Lwamba Bindu Benoit à la Cour Constitutionnelle nous dit que rien n’a changé. Nous donnons en plus ici-bas quelques informations troublantes sur les magistrats nommés.

Victor Mumba Mukomo: Ancien procureur général sous Kabila. En 2016, il a accusé Moise Katumbi dans l’affaire des mercenaires américains.

Jean Paul Mukolo : Juge de la cour constitutionnelle nommé en juin 2018 par  KABILA pour s’assurer que les élections vont refléter sa volonté. C’est la personne qui a lu le décret de la cour quand la cour s’est prononcée sur les élections de 2018.

Dominique Ntambwe Wa Kiniki : ancien conseiller à la Cour suprême de la Justice. Un Kabiliste de longue date qui est actif dans le cercle du PPRD.

Octave Tela Ziele : Avocat général de la République et secrétaire du Comité des Hauts Magistrats. Associé de longue date de Flory Kabange Numbi (procureur général près la Cour de cassation). Il a été impliqué dans les séances de travail des experts de la CENI en 2018.

Pourtant l’article 82 cité ci-haut lui donne le pouvoir de nettoyer de fond en comble le pouvoir judiciaire du pays. C'est très decevant que Félix Tshisekedi n'ait pas netoyé la branche juridique qui malgré ces nominations, reste sous l'emprise de Joseph Kabila.

A la prochaine

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