Felix Tshisekedi bientôt en isolement : Kabila tire les ficelles, Moise Katumbi résiste toujours.

Moise Katumbi, Joseph Kabila, Felix Tshisekedi

Il y a de signes qui ne trompent pas. Joseph Kabila a bougé ses pions politiques, annonçant le début de sa rentrée politique publique. Le coup d’envoi était parti par un geste magnanime de madame Olive Lembe Kabila à Bukavu, qu'on a vu distribuant des matelas au stade minable de la Concorde de Bukavu.

Par ailleurs, la confiance a toujours été binaire pour le Raisi Joseph Kabila : Soit c’est un (1) ou soit c’est un zéro (0), entendez, tout ou rien !

En effet, Joseph Kabila, tout comme Felix Tshisekedi peuvent réciter à cœur l’article 148 de la constitution qui dit : « en cas de crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale. Aucune dissolution ne peut intervenir dans l’année qui suit les élections, ni pendant les périodes de l’état d’urgence ou de siège ou de guerre, ni pendant que République est dirigée par un Président intérimaire.. ».

À deux mois et demi avant que Felix Tshisekedi ne gagne le plein pouvoir pour dissoudre l’Assemblée et ramasser tout le pouvoir nécessaire pour devenir le maitre inconstatable et incontesté de la RD Congo, Joseph Kabila et sa gent ont amorcé en cinq actes, le retour aux affaires de l’ancien Raisi.

Premier Acte : Un avion aux services du président s’écrase au sol, bien que l’intempérie soit la cause officielle, tout porte à croire que l’avion avait été abattu. Notons en passant que tout l’équipage ainsi que le chauffeur personnel de Felix Tshisekedi y perdent leur vie.

 Il sied de signaler que ce dernier a dorénavant tout son sens en éveil. Il sait maintenant qu’il est humain et vulnérable et que sa nuit de miel avec Joseph Kabila doit être conjuguée au passé simple. Ceci expliquerait les deux chars de Combat qui accompagnent dorénavant son convoi. Mais jusque quand ?

Deuxième Acte : C’est la campagne médiatique lancée par le candidat malheureux Emmanuel Shadary, reconverti en Kabiliste de première heure, bien qu’il avait lui-même pris ses précautions pour se distancer de Joseph Kabila s’il devenait Président. Soupçonneux d’un mystérieux voyage du Docteur Ilunga aux États-Unis ou il allait négocier la franchise de Ramazani Shadary vis-à-vis de Joseph Kabila, son voyage fut annulé in extremis. Et comme le malheur ne vient jamais seul, Emmanuel Shadary à qui la présidence était garantie, apprit un certain Jeudi par la bouche de Kabila, qu’il n’allait pas être président. Il faillit suffoquer de désespoir et alla pleurnichait dans les toilettes.

Troisième Acte : Une de nos sources auprès de Katumbi a nié que ce dernier est en négociation avec le camp de Joseph Kabila. Le « fossé qui séparent les deux leaders est trop grand » a-t-on appris. Nos sources nous ont dit que Moise Katumbi poursuit son opposition républicaine et n’entretient aucune pour-parlée de réconciliation avec le camp de Joseph Kabila.

Quatrième Acte : Un employé de la présidence qui travaille dans le bureau du Conseiller Présidentiel aux Infrastructures, conduisant la voiture de ce dernier est bloqué dans un embouteillage à Kinshasa, assista impuissant quand le General John Numbi envoya ses militaires pour trouer les pneus de la Mercedes avec plaque présidentielle qu’il conduisait. Après ce forfait, le général John Numbi ajouta : « boko kima pouvoir oyo », traduction, « vous allez fuir ce pouvoir ».

Cinquième Acte : Comme les Anglo-saxons les disent souvent « give them enough rope and they'll hang themselves », traduction,  « si on donne suffisamment de liberté d’action à quelqu’un, celui-ci peut se détruire par des actions insensées ». Il en est le cas avec Felix Tshisekedi Tshilombo après avoir invité les armées étrangères.

Même Deograscias Bugera, le seul survivant de quatre personnes qui avait fondé l’AFDL de triste mémoire, est sorti de son mutisme en exil pour dénoncer cette erreur grave de Felix Tshisekedi. À part Vital Kamerhe qui accepte et accompagne son chef dans cette approche idiote pour sécuriser l’Est de la RDC, la plupart de ténors du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema croit que c’est une erreur monumentale d’inviter les troupes étrangères, car ce sont ces mêmes dirigeants qui financent ces milices. Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe seront « persona non grata » dans le grand Kivu si cette aventure tourne en une occupation étrangère.

En conclusion, la trame de derniers évènements signale que nous sommes dans les cent mètres plats de la course au pouvoir d’ici Janvier 2020. Quelque chose va céder.

Félix Tshisekedi ou Joseph Kabila aura le plein pouvoir mais, quel que soit le gagnant, notre source pense que Moise Katumbi restera chef de l’opposition.

À très bientôt.

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