Flash, Flash, Exclusif : Joseph Kabila et Félix Tshisekedi à couteaux tirés dans une réunion secrète

Kabila, Felix

KINSHASA, 13-05-2019 : Une journée fortement mouvementée avec la réunion entre Felix Tshisekedi et les gouverneurs à Kinshasa. Vers l’est du pays, Martin Fayulu qui se mouillait d’un bain de foule à Kisangani. Où va la RD Congo ?

Les Kinois vaquaient à leur préoccupation comme d’habitude, mais à la cité de la Nsele soit à 32 kilomètres de la Gombe, hors portée de toute oreille indiscrète, se tenait une rencontre ultrasecrète entre le président sortant et le nouveau président. La réunion s’était déroulée entre 17 : 00 et 19 : 00 heure. Comme si ces trois évènements ne suffisaient pas, à Washington l’Ambassadeur Herman Cohen, venait de publier un message Tweeter qui va donner de cauchemar à Joseph Kabila et tous les généraux qui sont encore derrière lui. Commençons par le début.

Joseph Kabila avait cru qu’en changeant de cadre, la teneur de leur conciliabule n’allait pas fuiter dans les médias comme dans les précédentes réunions de Kingankati et de la Cité de l’OUA. Mais comme toujours nos fins limiers pouvaient détecter ce remue-ménage présidentiel dans la capitale et savoir que quelque chose allait se passer.

En effet cette réunion avait le caractère et l’allure d’une réunion top secrète, car la personne qui nous a finalement confié l'information est un haut cadre du FCC. Il a tout devoilé quant à la teneur de discussions chaudes entre Felix Tshisekedi et Joseph Kabila

L’agenda tournait autour de trois points majeurs : les « conseils » non suivis de Joseph Kabila ; la nomination du Premier ministre et le retour imminent de l’ancien gouverneur du Katanga, Moise Katumbi Tchapwe.

Concernant le premier point, Joseph Kabila était révolté, car d’après lui, Felix Tshisekedi ne suit pas ses « conseils ». Il faut lire entre les lignes pour comprendre ce que Joseph Kabila appelle réellement « conseils » sont en fait des instructions (ordres). Cela soulève deux questions majeures sur l’état psychologique de Joseph Kabila: (1) Craint-il de perdre controle sur Felix Tshisekedi après les accords secrets ? (2) Pense-t-il vraiment qu’il va continuer à humilier Felix Tshisekedi jusqu’à le subjuguer ?

Par ailleurs, il doit lire le message Tweeter de l’Oracle de Washington ici-bas pour savoir que les rôles peuvent s’inverser à tout moment.

Quant au deuxième point, Joseph Kabila est allé tout droit au but, « il faut le [Premier ministre] nommer vite » (sic) avait-il dit à Felix Tshisekedi. Pour lui Felix Tshisekedi ne respecte pas ses engagements, car il refuse de nommer le Premier ministre qu'il lui avait proposé lors de leur dernier entretien.

Nos lecteurs doivent comprendre qu’en donnant les noms, entr'autres  d’Albert Yuma, il mettait carrément la tête de Felix Tshisedi sous la ligne de mire des américains qui l'exigeait de se démarquer de tous ces cadres corrompus du FCC.

Enfin, le troisième point a tourné sur l’exil forcé de Moise Katumbi. Joseph Kabila s'en est pris sérieusement sur Felix Tshisekedi Tshilombo : « Moise que vous faites rentrer là…, ou bien c’est lui, ou bien c’est moi ! » a-t-il tonné à son interlocuteur. Il surenchérit meme en le mettant en garde comme suit: « tu lui as facilité l’obtention du passeport et le nettoyage de son casier judiciaire  (...) il va se battre contre toi… je le connais très bien ! ».

Après leur réunion et à son retour vers Kingankati, Joseph Kabila confia à ses fidèles que Felix Tshisekedi « a li tetetemeka saana », traduction, Felix Tshisekedi « a beaucoup tremblé »  et commentant, « s’il ne le fait pas, il va me sentir » (SIC). 

Quelque temps après cette rencontre, certainement pas un hasard, l'Ambassadeur Herman Cohen tweeta en de termes qui suivent: « if former #DRC President Kabila continues his back-door interference in government and politics, the UN Security Council will authorize a special DRC criminal court for the period 1996 to 2019  (1/2) », traduction: «si l'ancien président du #DRC, Kabila, continue de s'immiscer dans le gouvernement et la politique, le Conseil de sécurité des Nations unies autorisera la création d'un tribunal pénal spécial pour la période allant de 1996 à 2019 (1/2) ».

 

 « This court will investigate the many serious human rights violations committes by Kabila family regimes during those years, beginning with 1996 Tingi Tingi massacre. #DRC (2/2). » Traduction, « Ce tribunal enquêtera sur les nombreuses violations graves des droits de l'homme commises par les régimes de la famille Kabila au cours de ces années, à partir du massacre de Tingi Tingi en 1996. #DRC (2/2) ».

Si quelque chose arrive à Felix Tshisekedi ou Moise Katumbi, ne cherchez pas un autre coupable : c’est Joseph Kabila.

Voilà chers lecteurs là où nous en sommes. Les jours qui suivent sont determinant pour l'histoire de notre pays.

 

Comments (0)

Leave a comment