Flash, Flash, Flash : Corruption, Détournements et Laisser Aller Qui Remontent au Sommet de l’État — Le Cas de la SONAS

Carole Agito

Par les ordonnances n° 19/030 du 29 avril 2019 et n° 19/031 du 29 avril 2019, le Président de la République a nommé les membres de la coordination de l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes ainsi que le nouveau Conseil d’Administration de la SONAS. Voici la liste des nouveaux membres du Conseil d’Administration de cette société d’État :

  • Monsieur Kumabwenyi Iwasa Jean-Robert, Président du Conseil d’Administration
  • Monsieur Bonyeme Ekofo Lucien, Directeur Général
  • Monsieur Badibanga Bangula Gilbert, Directeur Général Adjoint.
  • Madame Mbombo Kayombo Angèle
  • Monsieur Miruho Ntale Luc Alexandre
  • Monsieur Mika Nyembo Marius
  • Monsieur Angbongi Gongwa Guy.

Nous attirons l’attention à nos lecteurs que ces gens n’ont pas été sélectionnés par leur mérite personnel, mais plutôt par ce qu’ils sont dans l’obédience d’une maffia qui a gangréné la SONAS et qui tient à maintenir leur magouille. L’histoire commence comme une nomination innocente.

En date du 12/04/2019, Wivine Mumba, la ministre du portefeuille a nommé à la tête de la SONAS Mr Bushiri Ramazi comme DG intérimaire après validation de Carole Agito comme Sénatrice.

A la surprise générale l’opinion publique, cette dernière s’est opposée à la décision de la ministre de tutelle en refusant de passer à la remise et reprise avec l’équipe devant  assumer l’intérim. Une pratique normale dans toute entreprise à travers le monde.

Étant donné que Madame Carole Agito est sur le bord sans scrupule, elle est montée au créneau en utilisant ses relations avec  la famille Kabila avec laquelle, ils mirent la SONAS à genoux par de détournements incroyables de primes des assurés et de ses différents partenaires.

Elle s’est surtout appuyée par le DIRCAB du Président avec qui elle a toujours eu une relation plus que particulière.

Il faut noter que cette cérémonie de remise et reprise a été reportée plusieurs fois à cause des manœuvres dilatoires occasionnées par Madame Carole Agito dans l’optique d’imposer le choix de ses animateurs pour couvrir ses malversations financières. Fort dommage pour elle, la ministre de tutelle est restée ferme dans sa décision.

À peine l’installation du nouveau DG intérimaire le vendredi 26/04/2019, nous avons été surpris 48 heures après d’apprendre par la voix des ondes la promulgation d’une ordonnance présidentielle signée par Felix Tshisekedi Tshilombo nommant curieusement et au mécontentement général des agents de la SONAS les hommes de main de Madame Carole Agito, défiant ainsi madame Wivine Mumba, ministre du portefeuille encore une fois. Pourquoi cette précipitation ? Il y a surement anguille sous roche. Serez vos ceintures !

Primo, FelixTshisekedi a été incapable de nommer un Premier ministre depuis trois mois. Que cache donc la célérité  de cette ordonnance signée à la hâte par le Président Tshisekedi ? Avait-il seulement eu le temps d’enquêter sur les personnes proposées par son DIRCAB ?

Secundo, depuis quand le DIRCAB courcicuite le circuit normal de l’administration publique, utilisée abusivement son influence pour forcer le passage d’une ordonnance présidentielle s.v.p. ? Retour de l’ascenseur à Carole Agito ?

Tertio, d’après plusieurs sources, l’ombre qui défile derrière cette ordonnance est madame Carole Agito. Elle n’a pas une bonne réputation et les agents de la SONAS ne peuvent pas nous contredire.

Après tant d’années d’impayement de leur salaire et les caisses de l’entreprise détournées d’une manière sauvage pendant presque dix ans, voici qu’ils retombent dans le même trou. Ou est donc cette alternance pacifique du pouvoir pour les agents de la SONAS qui ont attendu le changement depuis. Inconsciemment ou sciemment, Felix Tshisekedi s’inscrit dans la continuité d’un système qu’il a crié à tue depuis Washington qu’il allait déboulonner. Soyons sérieux !

Madame Carole Agito n’a pas volé sa réputation. En voici quelques exemples non exhaustifs qui pourront éclairer l’opinion publique.

  1. Ouverture de plusieurs comptes bancaires pour mieux organiser son vol ; détournement de primes de grandes sociétés minières et autres en plaçant leurs risques auprès  de courtiers comme Ascoma (cas par exemple  de Tenke Fugurume mining) ;
  2. Attribution de la fabrication des imprimés de valeur comme les certificats d’assurance auprès Zoe Kabila qui en a fait son business personnel ;
  3. Parachutage des cadres, népotisme et responsables inexpérimentées des agences pour mieux contrôler et lui faire rapport des entrées  de primes. Le cas le plus flagrant est celui de Daniel Masaro, neveu du DIRCAB.
  4. Détournement régulier de la TVA ;
  5. Installations de la terreur comme mode d’intimidation  pour mieux museler les agents ;
  6. Gestion opaque du partenariat DGI-SONAS qui est en fait un business terriblement lucratif encore une fois de Zoé Kabila ;
  7. Gestion floue de l’assurance Comesa qui, d’ailleurs, lui rapportait des millions ;
  8.  Gestion calamiteuse de la rétrocession faite par la DGDA sur chaque véhicule importé — référence au volet assurance dans le document d’importation ;
  9. La nomination de Lucien Ekofo est tout simplement une manière pour elle de protéger ses arrières après cette gestion sinistrée de cette entreprise.
  10. Quid de la libéralisation du secteur d’assurance ?

À peine que les agents de la SONAS ont-ils cru bénéficier du changement de régime, voici qu’ils se rendent compte que l’après Joseph Kabila égale a l’avant Joseph Kabila. Les nouveaux ont également hâte de se remplir les poches au détriment du trésor public et des agents de la SONAS.

Ceci reflète le sommet de l’iceberg qui cache l’accord secret entre Felix Tshisekedi et Joseph Kabila. Le peuple congolais devra encore attendre pour qu’un nouveau souffle.

La République Démocratique du Congo n’a pas de chance.

 

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