Honoré Ngwanda a franchi le Rubicon - survol de 21 chefs d'accusations portées contre lui.

Mr Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba

Nous avons l'obligation de rétablir l'histoire en notre qualité de Congolais qui avions connu le Régime du Feu Président Mobutu et partant son entourage dont "le Terminator " Honoré Nbganda Zamboko Atumba .

Rien qu'à évoquer ce nom, les limiers de Congovox ont la chaire de poule. Nous serions des hérissons, nos pointes se seraient hérissées. Nous avions toujours cru que l'humilité était une vertu qui devait habiter certains acteurs majeurs de l'histoire sombre de notre Pays. Nous éprouvons beaucoup de respects au Feu Président Mobutu pour avoir accepter d'être enterré avec ses secrets. Il a respecté le sermon de Militaire jusqu'à sa mise en terre.

Voilà quelqu'un qui aura tout fait avec ses partenaires. Même au firmament de la trahison des ses amis d'hier, il n'a pas daigné les étaler au grand jour. Il est mort dignement. Nous parions fort que ses amis d'hier et devenus ses bourreaux à la fin de son règne doivent à ce jour avoir en conscience d'avoir fait partir quelqu'un qui savait afficher sa fidélité dans ses relations humaines. Malheureusement , Le Feu Président Mobutu s'est fait entouré d'une coterie clanique vers ses derniers moments qui l'ont non seulement précipité vers la sortie et de quelle manière mais , aussi qui sont responsable de la situation actuelle de notre Pays .

Honoré Ngbanda Zamboko Atumba est un acteur majeur, responsable de la dérive totalitaire du régime du Feu Président Mobutu. Qui est le plus grand traître contre la mémoire de son ex Patron ? Peut-on accorder un crédit à un personnage qui a été au centre de la répression ? Peut-il un seul instant parler des Deux Étrangers quand Vital Kamehere et  Moïse Katumbi se rencontre pour évaluer la situation du Pays en entrevoir la possibilité d'unir leurs efforts pour combattre à partir de l'intérieur un système qui avili le Peuple Congolais ?

Deux Étrangers peuvent-ils prendre le risque d'affronter de face un régime comme celui de Joseph Kabila dont la faiblesse de gestion de la situation par les Ngbanda a fini par installer à Kinshasa ?

Nous avions cru que Ngbanda pouvait encourager toute initiative qui va dans le sens de libérer le Peuple Congolais qui proie sous la botte dictatoriale de Joseph Kabila. Selon ceux qui les connaissent, Honoré Ngbanda est un personnage très envieux et jaloux des initiatives des autres et surtout quand celles-ci vont dans le sens d'avoir une répercussion positive au niveau de nos populations.

Comment peut-il entretenir un esprit aussi discriminatoire ? Il a travaillé et collaboré avec feu Seti Yale (un grand homme, que Dieu ait son âme), Vundwawe Te Pamako, Mokolo Wa Pombo, Kengo Wa Dondo, Mbiya, Atundu ext.... Il s'est toujours donné à travers ses écrits un beau rôle. Lui était colombe et les autres des Faucons. Comment peut-il rouler pour Kabila en cherchant à salir des Dignes fils Congolais que sont Vital Kam hère et Moïse Katumbi ?

Qu'il revienne au Congo et le peuple congolais saura ce qu'aura été ce curieux personnage. Depuis autant d'années, Monsieur Ngbanda publie plusieurs livres et articles dans la presse. En les parcourant il veut se faire passer pour celui qui aura été le meilleur Conseiller du Feu Président Mobutu. Et pourtant tous ceux qui ont travaillé avec lui témoignent qu'il était à la base de la tribalisation du Régime du Maréchal Défunt.

Ngbanda est très mal placé pour faire la morale politique aux personnes de surcroît congolaises qui éprouvent le besoin d'affranchir ce peuple . Qui a ravitaillé la rébellion de l'UNITA pendant autant d'années ? Le tribunal de l'histoire aura certainement l'occasion de se pencher sur le rôle néfaste joué par Honoré Ngbanda en Afrique Centrale, Australe, à l'Est et même au Nord.

Nous demandons à ce Monsieur de se taire et de continuer à squatter en Europe. Les Courageux combattent à l'intérieur du Pays mais pas à partir de la fenêtre à l'extérieur du Pays. Ce ne sont pas ces quolibets qui vont décourager ces deux dignes fils du Pays qui espèrent unir leur force et savoir en vue d'une conquête pacifique du pouvoir à travers des mécanismes démocratiques.

Quant à Honoré Ngbanda, votre honorabilité prête confusion. Pour qui roule celui-ci ? Le Peuple finira par le comprendre. A qui profite ses attaques contre ces deux Congolais, patriotes?  Nous avons dénombre ici-bas, 21 chefs d'accusations portées contre vous par Monsieur Désiré KIMPESSE dans sa publication intitulée . Devant le cours de l'histoire et le peuple congolais,  allez-vous plaider coupable ou innocent ? Allez-vous un seul jour regagner le pays ou êtes vous condamné à la vie d'exil? Kabila ou pas vous finirez par répondre à ces actes dans une cour de la justice.

1. Vous avez une très mauvaise presse auprès des organismes de défense des droits de l’homme. Expulsion des opposants politique zaïrois demandeurs d’asile à Bruxelles :

Dès 1985, vous nouez des contacts informels avec Mr Morell, Directeur de Cabinet du  Ministre belge de la Justice, Mr Jean Gol, pour faciliter les expulsions des opposants politiques zaïrois installés à Bruxelles. Le contact aura lieu par un dîner en tête en tête dans un restaurant de la place Sainte-Catherine à Bruxelles. A cause de vous, beaucoup de nos compatriotes furent déportés comme des maux propres au pays sur votre demande.

Bon nombre d’entre eux se sont retrouvés au  bas de la passerelle à l’aéroport de Ndjili, accueillis par vos agents de sécurité et conduits avec des brutalités indescriptibles dans les fameux cachots de l’AND. Des années après, le Sénateur belge écolo Germais Dufour dénonce le fait que les demandeurs d’asile zaïrois soient livrés aux agents des services de sécurité dirigée par Mr Ngbanda grâce aux listings de passagers produits par la Sabena.

2. Les refoulés sont fichés sous trois appellations différentes : les Inad  (ceux qui sont refoulés dès leur arrivée à la frontière belge), les Depa  (les déportés accompagnés de policiers) et les Depu  (les déportés non accompagnés). Certaines victimes sont encore en vie pour vous confondre. Transferts des fonds en devises à l’étranger, durant votre règne à l’AND, vous parvenez à augmenter considérablement votre fortune personnelle.   Grand manipulateur, vous obtenez l’autorisation auprès du Président Mobutu d’obtenir de la Banque Centrale du Zaïre, des transferts de fonds en devises pour le paiement des   agents des   antennes de la Sûreté à l’étranger.

L’enveloppe est d’environ 25   millions de francs belges par mois.   Vous vous engraissez. Le pactole vous permet de vous lancer dans des activités commerciales variées : transport fluvial, exportation de bois, exploitation artisanale d’une concession de mines de diamants, plantation de café... Le pays détient aujourd’hui toutes les preuves matérielles de la Banque centrale de ces détournements. Vous n’allez pas nier.

3. Des  agents de sécurité dans toutes les entreprises de l’Etat : Pour accélérer le rythme de votre enrichissement, vous obtenez par diverses manipulations auprès du Président Mobutu l’autorisation de placer vos agents de sécurité dans toutes les entreprises de l’Etat, sous  prétexte de surveiller la gestion désastreuse de leurs PDG. Selon vous, certains PDG seraient à la solde de l’opposition clandestine dont ils financent les activités bannies de l’UDPS. Une aubaine... Vous vous engraissez.

Après plusieurs manœuvres, le Premier Ministre Kengo  wa Dondo  parvient à chasser les intrus des Entreprises de l’Etat. Rapport de service au  Président Mobutu : L’année 1989 est marquée par la chute du mur de Berlin et l’exécution sommaire du tyran roumain, ami personnel de Mobutu. Dans votre Rapport de service au  Président Mobutu, vous conseillez que ‘la population zaïroise demeure fondamentalement attachée au  Guide, toute fois il est nécessaire d’entreprendre quelques reformes, sans toucher au principe du  Parti unique qui permettra de conserver le contrôle de la situation’.

Pour faire diversion, vous suggérez des changements d’hommes dans les appareils du Parti et de l’Etat. Affaire Généraux Somao et Bielo : En 1989, vous informez le maréchal Mobutu de la découverte de quelques indices des  préparatifs de coup d’Etat contre le régime. Ses commanditaires ne sont entre autres votre Adjoint Bielo  et le Général Somao, commandant des troupes blindées de Mbanza-Ngungu. Ils appartiennent tous les deux à la tribu Ngbaka (Mabo), ennemie de la tribu Ngbandi.

 Le 28 avril 1990, votre adjoint Bielo est suspendu de ses fonctions, en attendant la fin de l’enquête. Réhabilité quelques mois plus tard, il mourra empoisonné le 29 décembre 1992. L’autopsie réclamée par sa famille sera refusée par les médecins, sur votre ordre.

En revanche, des hommes cagoulés armés pénètrent à la morgue et mutilent le corps du  défunt pour enlever le foie qui est le réceptacle dans lequel le poison se déverse. Horrible !

4. Affaire Nzapa : Toujours, en 1989, vous accusez votre autre adjoint Nzapa  du Département Extérieur, celui-là même qui vous avait aidé à entrer dans le circuit de la Sécurité après vos études, de comploter avec l’antenne locale de la CIA pour renverser le régime. Mr Nzapa  a eu la chance de n’encourir comme peine que l’exil au  poste d’ambassadeur en Ouganda, rapidement suivi d’un envoi au garage.

5. Pasteur MOLILI : Depuis la fin de l’année 1989, aux heures libres de votre basse besogne, vous vous établissez en faux prédicateur, faux berger. Mais depuis, vous ne changez pas. Vos actes ne sont même pas dignes d’un ‘born again’. Vos proches vous gratifient même d’un autre prénom : ‘Pasteur MOLILI’ (le pasteur des Ténèbres).

6. Instauration du  multipartisme au  pays : Au  24 avril 1990, Honoré Ngbanda, vous soutenez que l’instauration du   multipartisme au  pays est ‘une grosse erreur historique’. C’est avec ce fonds de commerce que vous allez même vous hisser rapidement aux commandes du poste de toute puissante éminence grise de Mobutu. Le 30 avril 1990, Mobutu vous nomme comme son Conseiller politique avec pour mission ‘d’organiser la résistance à la démocratie et réduire à l’impuissance les forces politiques d’opposition’. Pour fêter votre nomination, vous signez une opération punitive, le même jour du  30 avril, pour faire cesser un rassemblement d’amis et de sympathisants du leader de l’opposition. Après sa libération de deux ans de résidence surveillée, vos agents de sécurité font irruption dans la résidence d’Etienne Tshisekedi à Limete. Plusieurs personnes sont blessées, entre autres, Tshisekedi  lui-même, 30 personnes sont arrêtées et trois personnes tuées.

Ensuite, le 3 mai 1990, le second discours de Mobutu dit de’ clarification” qui neutralise le précédent discours de “démocratisation” du 24 Avril 1990 introduisant le multipartisme au Zaïre. Ce second discours de Mobutu porte votre empreinte d’étouffer dans l’œuf l’apprentissage d’un système politique multipartiste. C’est le point de départ qui va modifier le destin du pays, par une marche à reculons vers son inexorable déclin. Vous portez seul cette responsabilité devant l’histoire.

7. Le » TERMINATOR » : De votre bureau seront concoctées des   décisions et de nombreuses mesures    opérationnelles variées dans une campagne agressive d’intimidation contre les tenants de la thèse de « changement politique radicale ». Pour cela, vous avez même créé des Forces d’Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet de « HIBOUX », entraînées par les Sud Africains pour des coups tordus contre les opposants politiques ; des  Forces d’Action Spéciales (FAS), entraînées par les Israéliens pour des coups à l’étranger.

Ce que beaucoup de gens au Congo savent, c’est que vous avez semé la terreur noire dans la ville de Kinshasa. Vous avez organisé avec vos Forces d’Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet de « HIBOUX », plusieurs coups maladroitement montés contre de personnalités politiques de l’opposition et les partisans du  changement politique. Sur le moment, cette terreur a produit un effet électrique de peur considérable dans la population Kinoise qui vous a même surnommer : le « TERMINATOR ».  Allez-vous contester cela ? Mr Honoré Nganda. Voilà pourquoi vous êtes très populaire au pays, par vos actes abominables.

8. A titre d’exemple : Dans son Rapport annuel de 1994, l’AZADHO  (Association Zaïroise de Droit de l’homme) a conclu que la violence politique a occasionné de nombreux cas d’assassinats, exécutions sommaires et extrajudiciaires. Jusqu’au  26 Décembre 1994, en moyenne 10  à 11 exécutions sommaires par mois ont été répertoriées par l’AZADHO, sans compter celles qui sont commises secrètement. Les taux les plus élevés ont été enregistrés dans la seule ville de Kinshasa.

Dans plus de 80 % de cas d’exécutions sommaires, il s’agit d’assassinats politiques par balle ou consécutifs aux  tortures perpétrées par les agents de force de sécurité. Les lieux de commission de ces actes de tortures sont les bureaux des  services de renseignements ou des nombreux cachots connus ou inconnus des services de sécurité. Si au début de la Dictature de Mobutu, Jean Faustin Manzikala avait acquis la réputation d’« Assassin » dans la répression contre les Nationalistes congolais, vous Mr Honoré Ngbanda, à la fin de la Dictature Mobutu, vous êtes le « Terminator » dans la répression contre les Démocrates  congolais. Vous portez, comme Jean Faustin Manzikala, cette responsabilité devant l’humanité et l’histoire.

9. operation sur les campus universitaires : un exemple seulement parmi tant d’autres :

En février 1990, une opération punitive contre les étudiants originaires des régions de l’Est du pays (communément appelées » Bloc Est ») fichés « contestataires » est organisée sur le campus de l’Université de Kinshasa. Au cours d’une nuit, des éléments de FIS, aux  visages barbouillés de boue et de charbon, mêlés à des étudiants mouchards et indicateurs pour la plupart originaires des  régions de l’Ouest du  pays (» Bloc Ouest ») réveillent leurs collègues garçons logés aux   homes 10 et 20, et les tabassent copieusement. Ces derniers se réfugient au  home 30 le bastion des  étudiants fichés

meneurs du  Bloc Est. Vite, la résistance au  home 30  s’organise et se traduit en une grande bagarre de jet des  pierres, des  gourdins et des  bâtons jusqu’aux petites heures du matin, sans éveiller l’attention des autorités académiques ni militaires pour venir au secours  des  victimes. Au  matin, les victimes abusées croient à un épisode de l’animosité qui oppose habituellement les étudiants originaires de deux blocs, or, c’était une opération punitive contre les étudiants originaires des  régions de l’Est du pays (Bloc Est) organisé par vous, Mr Honoré Ngbanda.

10. Affaire Kibassa  Maliba : Pour casser la morale des leaders de l’Union sacrée, vous n’hésitez même pas à utiliser l’arme lourde. Dans la nuit du 13 .août 1991, la maison de Frédéric Kibassa Maliba, leader de l’UDPS et de l’Union sacrée, située à la 12e rue Limete, est bombardé à la roquette par les éléments de Forces d’Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet de « HIBOUX », un gendarme venant au  secours est aussi tué. D’autres maisons d’hommes politiques sont aussi attaquées, comme celle de Mr Tshimbembe bombardée le 27 août 1991. Le 4 septembre 1991, les sièges de l’UDPS et l’UFERI sont attaqués par vos éléments des Forces d’Intervention Spéciales (FIS) qui tuent trois membres de l’UFERI et un membre de l’UDPS. Le siège de l’UFERI est saccagé et pillé par vos Forces. Dans la nuit du 3 janvier 1993, la maison de Frédéric  Kibassa  Maliba, située à la l2e rue Limete, est de  nouveau bombardée à la roquette par les militaires de la DSP. Les dégâts matériels et humains sont lourds. Berthos Kibassa est tué au cours de cette attaque et d’autres membres de la famille sont sérieusement blessés. Et la maison a partiellement pris feu.

Campagne agressive d’intimidation contre la presse : cinq exemples seulement parmi tant d’autres :

 11. Journal Elima : Le 28 août, les bureaux du  journal local Elima, sont pillés par vos agents de sécurité. Les imprimeries du  Journal Elima  situées dans la zone de Kintambo à Kinshasa sont plastiquées le 17 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre.

12. Journal l’analyse : Le 21 février 1994, vers 10 heures, une cinquantaine d’hommes en tenue civile et en uniforme militaire surgissent sur votre ordre dans les bureaux du Journal 1 » « Analyste ». Ils coupent le téléphone et occupent les lieux jusqu’à 17 heures avant de repartir sans rien dire, mais en emportant tous les matériels et équipements de rédaction.

13. Journal Umoja : Fin avril 1994, Léon  Moukanda  Lunyama, Editeur responsable du groupe de presse » UMOJA  est menacé de mort par les agents de sécurité pour avoir publié un article sur la » Prima Curia », une sorte de secte mystique à  laquelle appartiennent le grand maître Mobutu et certains de ses collaborateurs, y compris vous Mr Honoré Ngbanda.

14. Journal Kin Matin : Le 9 juin dans la matinée, Mr P Kabeya, journaliste à » Kin Matin » est retrouvé mort à côté du  camp militaire Luano à Binza  Ma Campagne, le corps déchiqueté par de coups de poignard, les jambes fracturées et les yeux crevés. Journal Nsemo : Le 28 Octobre 1994, l’Editeur responsable du  Journal » Nsemo », Mr Kavula, membre du  Bureau national de l’UDPS  est enlevé par les agents de sécurité sur votre ordre. Une semaine plus tard, il sera retrouvé dans un champ en friche sur la route de Matadi  près de Kasangulu  en piteux état saignant et agonisant avec des traces de tortures sur son corps. Il succombera de ses blessures six jours après.

15. Affaire Tshishimbi  Muanza : Dans la nuit du  25 octobre 1991, vos services lancent une attaque au moyen d’une bombe sur la maison de Tshishimbi Muanza, garde-corps de Tshisekedi. Trois autres bombes sont lancées dans la même nuit chez d’autres membres de l’opposition radicale.

16. Affaire Midao  Bahati :  L’ancien ministre de l’Intérieur Midao  Bahati  est kidnappé le 30 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre pour l’intimider, afin qu’il rentre dans le gouvernement pro Mobutu.

17. Affaire Kanku Ditu : Le 12 décembre 1991, le vote du président du Bureau définitif de la Conférence Nationale Souveraine oppose Mgr Laurent  Monsengwo  Pasinya  à un thaumaturge féticheur, Kanku Ditu, recruté par les services de Honoré Ngbanda parmi les délégués de la Société civile du  Kasaï  Oriental, comme candidat de la majorité présidentielle, pour le compte de Forces Démocratiques Unies (FDU) de l’académique Félix Vunduawe  Te Pemako. Pour le besoin de la cause, vous Honoré Ngbanda

conseillez et rassurez votre ami Vunduawe, de surcroît Professeur d’université, que Kanku Ditu détient le pouvoir magique de transformer dans l’urne tous les bulletins de vote de son adversaire en siens propres. Quelle honte pour l’élite intellectuelle que vous êtes ! Malgré cela, Mgr Laurent Monsengwo est élu par un vote massif du peuple en Conférence. Lors de l’euphorie populaire suite à cette élection du Prélat catholique, une bombe est jetée par vos éléments de FIS, la nuit même, dans un bar d’un quartier populaire de sympathisants de l’UDPS à Kinshasa, 17 personnes sont tuées. Affaire Papa  Ileo : Dans la nuit du  18  et 19 décembre 1991, Joseph  Ileo  Nsongo Amba, leader de PDSC  et membre de l’Union sacrée de l’opposition radicale, est attaqué dans sa maison par des hommes armés de FIS sur votre ordre, qui emportent tous les documents politiques et autres papiers de Papa Ileo.

18. Mutinerie de la voix du Zaïre : Une des grandes mascarades qui s’est produite pendant la période de la CNS est la fameuse « Mutinerie de la Voix du Zaïre ». Dans la nuit du 22 janvier 1992, à 11 heures du  soir, un peloton de soldats de la 31è Brigade Parachutiste de CETA investit la Station de radio nationale de la « Voix du Zaïre ». Le ministre de la défense, Honoré  Ngbanda  Nzambo  Ko  Atumba  passe à la télévision pour affirmer que la mutinerie est une tentative de coup d’Etat qui est planifié en coordination avec l’appel de l’UDPS pour une grève générale.

19. La Marche des  chrétiens : Lors de la marche des  chrétiens du  16 février 1992, vous, Honoré Ngbanda, en tant que ministre de la Défense, et votre collègue Tony Mandungu  Bula Nyati, ministre de l’Intérieur, suivez par des descentes éclairs sur le terrain et en liaison radio, toute l’évolution des opérations de répression exercée par des forces de sécurité sur les manifestants. En  tant  que Ministre de la Défense, vous faites intervenir des soldats parlant Portugais qui sont bel  et  bien des  éléments de la division de l’UNITA du chef rebelle angolais Jonas Savimbi, dépêchés de la Base de Kamina  le 14 février sur votre demande expresse. Ainsi, l’ordre de tirer sur les chrétiens a bel et bien eu votre aval. Les responsables de vos services de l’époque le témoignent aujourd’hui.

20. Affaire Pierre Lumbi :  Dans la nuit du  31 janvier 1993, les soldats des FIS (Hiboux) prennent d’assaut et pillent la maison de Pierre Lumbi, ministre des   Affaires Etrangères du  gouvernement Tshisekedi. Les religieuses belges habitant dans la maison voisine de celle de Pierre Lumbi sont aussi attaquées par les soldats des FIS.

21. A propos de Cardinal  Malula :  Aujourd’hui, Honoré Ngbanda, vous parlez beaucoup de l’église catholique. Vous oubliez ce que vous aviez dit à propos de Cardinal Malula, en ce mois de mai 1990, à l’occasion de votre 44e anniversaire, au  restaurant chinois « Le Paradis de Pékin ». Vous avez traité feu Cardinal Malula d’« ingrat », par opposition à Son Eminence Diangenda toujours reconnaissant au Guide. Les témoins sont encore en vie pour vous confondre.

D'apres Désiré KIMPESSE  "Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, la machine de répression de la dictature de Mobutu sous votre direction, a étouffé toute idée d’opposition politique et d’apprentissage de la démocratie. Sous vos ordres, on a dénombré chaque jour des cas d’arrestations arbitraires du  fait des  opinions d’opposition et activités politiques, d’enlèvements nocturnes, d’exécutions extrajudiciaires ou de relégations au  village d’origine. Vos victimes sont des personnes suspectes d’opposition au  régime, des étudiants, des syndicalistes, des officiers militaires originaires des provinces de l’Est, y compris  ceux des  deux Kasaï. Nous vous épargnons la longue liste de cas qui sont signés Honoré Ngbanda, ordonnateur des crimes du régime Mobutu, car il y en a des milliers".

Categories: 

Comments (0)

Leave a comment