Jaynet Kabila aux députés comme ses esclaves : imposez la « machine à voter » de Nangaa et le seuil national de 3 %.

Jaynet Kabila ne dort pas

KINSHASA: Il est 3 heures du matin, les députés qui siègent dans la commission PAJ du Parlement sont exténués. Les cerveaux tournent au ralenti.

Les Exclaves du Clan Kabila

Imperturbable, Jaynet Kabila surveille de près l’évolution des travaux. Toute la journée, le regard fermé, elle veille à ce que les députés de la commission ne s’écartent pas des instructions données à la majorité par son frère jumeau. Les ordres sont simples : il faut imposer dans la loi, la machine à voter de Nangaa et le seuil national de 3%. Pas question d’état d’âme ou de reculade. L’ordre est militaire et faute d’avoir une personne sûre pour veiller à le faire respecter, Kabila en est réduit à envoyer sa sœur comme père-fouettard des députés de la majorité qui siègent avec 2.500 dollars de prime en poche.

Depuis la diffusion des enregistrements sur la tricherie électorale, faute de faire confiance à une famille politique infiltrée par des traîtres, Joseph Kabila s’appuie désormais sur sa famille biologique. L’enjeu est à la hauteur des milliards que le clan Kabila a empoché ces dernières années.

Les Actes de Fraude Massive

La fraude électorale massive à laquelle se prépare le clan familial a été minutieusement préparée avec la complicité du tandem Nangaa-Bashengezi qui dirige la CENI. Comme dans une pièce de théâtre, la pièce se joue en cinq actes :

Premier Acte : la Justice est instruite de condamnés les opposants à la prison ou à l’exil. Pour ce faire, sur instruction de Thambwe Mwamba, plusieurs farces judiciaires sont organisées. Il faut écarter les adversaires par tous les moyens et faire place nette.

Deuxième Acte : Le tandem Nangaa-Bashengezi confectionne un fichier électoral bidon. Sur 42 millions de votants, les agents de la CENI enrôlent des centaines de milliers de fictifs, des mineurs d’âge, des doublons voire d’étrangers. Certaines provinces voient le nombre d’électeurs subitement gonfler sans raison d’un cycle électoral à l’autre.

Troisième Acte : sur instruction de Kabila, la CENI impose le vote électronique. Le pouvoir décide d’acquérir la machine à voter. Par l’utilisation d’un algorithme, tous les votes seront enregistrés au bénéfice des listes et candidats choisis par Kabila. Cette machine à voter qui n’a jamais été utilisée ni même testée en RDCongo remet en question toute la crédibilité des élections. Appelée à remplacer 42 millions de bulletins de vote, sa mise à disposition dans les dizaines de milliers de bureaux de vote du pays est hypothétique. Les expériences africaines du tout n’ont pas été fructueuses sauf pour frauder.

Quatrième Acte : sous la dictée d’un laboratoire de la Présidence, la CENI publie un calendrier improbable fixant les élections à mars 2019. Truffés de contraintes impossibles à relever, sans prendre même la peine de dégager un consensus dans la classe politique, la CENI sort « son » calendrier et exige plus d’un milliard de dollars pour organiser les élections à temps. Sous pression de Mme Nikki Haley, Kabila ramène les échéances de mars 2019 à décembre 2018. Peu lui importe, ce nouveau glissement officialisé va lui permettre de peaufiner la tricherie et organiser scientifiquement la fraude électorale.

Cinquième Acte : Kabila fait entrer Minaku et les députés de sa majorité en piste. En dehors de toute règle parlementaire de base, Minaku est instruit de rejeter la proposition de loi électorale déposée depuis plusieurs mois par un député de l’opposition pour faire examiner précipitamment le projet de loi électorale déposé tardivement par le gouvernement. Par cette loi, les députés achetés doivent imposer la machine à voter et le seuil de 3% qui condamne la toute grande majorité d’entre eux à se suicider politiquement puisque la plupart de leurs partis-tiroirs vont disparaitre.

La révolte gagne les rangs de ces députés. Certains refusent le projet. D’autres acceptent le sacrifice contre 100.000 dollars de dédommagement. Les fuites d’information aboutissent à la presse avec des enregistrements accablants qui accusent Minaku et Mova. Finalement, Kabila menace. Les députés de la majorité cèdent et se voient remettre par le DirCAB de Kabila la somme de 2500 dollars pour la machine à voter qui doit permettre au PPRD de gagner seul les élections.

Rien ne doit échapper à la famille qui desormais se prépare au dernier acte. Tout indique et la présence de Jaynet Kabila dans la commission PAJ le confirme , que le clan Kabila est déterminé à obtenir le changement de la Constitution par la modification du calendrier électoral et l’élection frauduleuse d’une majorité parlementaire PPRD qui aura comme mission de changer la Constitution et permettre un troisième mandat à Kabila.

La République est en danger

Pour perpétrer ce forfait, la seule garantie du pouvoir qui est vomi par le peuple congolais est de disposer de la machine à voter. Le pouvoir veut manipuler le vote de millions de Congolais qui dans tous les villages et toutes les villes et cités du Congo auront bien de la peine à se retrouver devant cette machine. Surtout celles et ceux qui ont difficile à lire et à utiliser ce type de vote.

Les députés de la majorité qui vont se faire hara-kiri vont être non seulement les artisans d’une fraude massive, mais ils seront également les fossoyeurs de la démocratie en couvrant un coup d’Etat constitutionnel dont tous les éléments sont réunis.

La République est effectivement en danger. Une famille a décidé de faire main basse sur toutes les richesses du pays pour son seul profit au detriment de 80 millions de Congolais ! Désormais l’avenir appartient à ceux et celles qui auront le courage de mettre un terme à ce hold-up ! Les Congolais doivent en prendre conscience au plus vite. Faute de quoi, ils en paieront le prix fort...

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