Joseph Kabila en perte de vitesse — Les relations ne sont plus au beau fixe entre José Eduardo dos Santos et Joseph Kabila

José Eduardo dos Santos et Joseph Kabila

D’après nos sources à Kinshasa, il semblerait que le gouvernement de l’Angola est devenu très fâché contre le régime de Kabila. C’est une tournure infortunée contre le régime de Kinshasa quand on pense qu’en 2007 la compagnie pétrolière d’Etat Angolais, Sonangol avait signé un accord commercial préliminaire avec la COHYDRO de la République démocratique du Congo (RDC) pour l’exploitation commune du pétrole dans la zone d’intérêt commun. La déclaration définissait  les termes d’activités d’exploration et les principes généraux qui régiront le futur contrat de partage de production.”

En regardant la carte géographique de près, les deux pays ont des intérêts communs dans la production offshore entre le nord de l’Angola et l’enclave angolaise de Cabinda, où une grande partie de la production de l’Angola se concentre.

Toujours d’après notre source qui a préféré garder son anonymat, l’accord qui avait été signé par la RDC et l’Angola concernait les blocs pétroliers offshores qui chevauchent les deux frontières. L’accord disait donc que les blocs offshores seraient exploités conjointement.

Le gouvernement angolais fut assigné la tâche de négocier avec les compagnies pétrolières et lancer les appels d’offres pour ces blocs. La signature des primes et des redevances devaient être partagées entre la RDC et l’Angola.

En Décembre 2015, l’Angola négocia les concessions avec Chevron et Exxon. Mais, en Février 2016, le gouvernement de la RDC envoya une lettre au gouvernement angolais annonçant que la RDC se retirait de l’accord. La lettre exigeait également un paiement par l’Angola de 500 millions $. On peut supposer que ce montant représentait la part des primes de signature payées par Chevron et Exxon à l’Angola.

Cependant, Joseph Kabila ne s’était pas seulement limité à cela, la lettre de la RDC rejetait également les concessions accordées à Chevron et Exxon. Et, selon une source fiable, le gouvernement de la RDC pivotant sur ses talons d’Achilles conclut un accord avec une société chinoise, leur donnant une concession sans en faire part à l’Angola.

Nos fins limiers ne savent toujours pas combien la société chinoise avait casqué sous la table pour que le président Joseph Kabila s’en prennent à son puissant voisin et protecteur José Eduardo Dos Santos de l’Angola au vu de nombreuses pressions tant internes et qu'externes qui menacent son régime. Bien entendu, le régime a besoin de beaucoup de cache pour survivre jusqu'au 20 décembre 2016.

Toujours est-il que, le gouvernement angolais est furieux contre l’action unilatérale du régime de Joseph Kabila, et n’est plus favorable à garder le Président de Kabila au pouvoir. En plus du cafouillage électoral en RDC et l’annonce que le Président Angolais va démissionner en 2018, l’Angola est maintenant préoccupé par l’instabilité a Kinshasa qui d’après leurs prévisions pourraient injecter  deux millions de réfugiés dans la partie nord de l’Angola en cas de violence électorale en RDC.

Ainsi donc, le régime de Luanda n’a absolument plus confiance dans la capacité du gouvernement de Joseph Kabila d’agir pour prévenir l’instabilité.

Par ailleurs, notre source à Londres vient de nous révéler que le numéro deux de la compagnie pétrolière du Congo (Cohydro) vient de demander un asile politique au Royaume-Uni. Il a expliqué qu’il s’est opposé avec véhémence, à la renonciation unilatérale par la RDC de son accord d’exploration pétrolière de 2007 entre l’Angola et la RDC.

Quand il a refusé de continuer à disputer et se plaindre auprès de l’Angola, il commença à recevoir des menaces de mort. Ayant peur pour sa vie, il prit fuite vers le Royaume-Uni et demandant un asile politique.

Cette affaire est encore en plein développement et on va essayer de glaner le maximum d’information possible.

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