KABILA : VERITABLE ARCHITECTE DE LA MEDIOCRITE CONGOLAISE.

Tshibala, Shadari, Boshad, Felix Tshisekedi, Tshibala, Tshibanda

« Une de plus grandes preuves de médiocrité, c’est de ne pas reconnaitre la supériorité là où elle se trouve », Jean Baptiste Say ; les pensées détachées (1818)

Bien longtemps, nous, peuple Congolais, autre fois Zaïrois, avions cru à l’unanimité que Mobutu était le mal Zaïrois au regard des antivaleurs observées dans la société Zaïroise de l’époque ; et renfoncer davantage par un discours très incisif du monde occidental sur sa personne, oubliant le rôle que ce dernier a joué pendant la guerre froide.

 Par la suite, nous connaitrons l’avènement de l’AFDL avec comme conséquence directe : la fragilisation de tout l’appareil étatique sous l’impulsion des armées rwandaise, ougandaise et burundaise. Après la prise de conscience de M’zee sur l’agenda caché de ses alliés de circonstances, il se verra expédier aussitôt dans le royaume de morts et sera aussitôt remplacé par Joseph « Kabila », le cheval de Troie de rwandais, autres déstabilisateurs et prédateurs occidentaux, pour mieux conduire la désintégration de notre pays sous toutes ces formes dont le rôle auprès de M’zee Kabila, après la deuxième guerre d’invasion d’aout 1998, a été très capital dans le processus de nettoyage de l’armée de ses valeureux éléments, dit Patrick Mbeko et Honoré Nganda dans leur livre intitulé : stratégie du chaos et du mensonge. Bref, un homme dont le parcours est accompagné de beaucoup de mystères non élucidés jusqu’à ce jour.

Au-delà de ce qui précède, Joseph « Kabila » a réussi à plonger les Congolais dans la promotion des antivaleurs, et cela en commençant par cette crème intellectuelle congolaise avide d’argent et surtout près à inverser le comportement équilibré reconnu aux intellectuels. Il a eu avec cette ruse reconnue au rwandais à asservir le peuple congolais en l’affamant pour mieux réduire leur niveau de réflexion et de combat, afin de l’exploiter et créant ainsi un fossé entre les dirigeants vivant dans l’opulence et le peuple dans une souffrance inouïe. Que cet état de choses ne doit nullement nous étonner, car il a su mettre en pratique les gênes de l’idiotie, de la légèreté et surtout de la basse d’esprit observées dans l’homme congolais. Il a réussi également à confondre les intellectuels et non intellectuels en leur donnant presque le même job : celui de l’encenser du matin au soir avec comme récompense l’obtention d’un poste politique ou de responsabilité au sein des entreprises publiques, faisant souvent abstraction de valeurs morales et intellectuelles.

Ainsi donc, nous sommes arrivés à un déséquilibre fonctionnel de toutes les institutions de la république avec comme conséquence une désorganisation profonde de notre administration publique et autres services, faisant la honte du pays aux yeux des investisseurs et visiteurs étrangers.

Ce tableau peint sur la situation de notre pays nous pousse à croire que nous ne sommes pas loin des guignols suivis sur une de chaines françaises ou on caricature les politiques comme des comiques dépourvus d’une certaine intelligence. Avec Kabila, notre nation ressemble à ce royaume dont la bêtise est devenue un fait normal ou encore le ridicule est devenu un mode de fonctionnement nous conduisant directement à une imbécilisation collective.

Nous citerons en passant quelques acquis du kabilisme, à savoir :

  • Détournements de deniers publics débouchant sur un enrichissement personnel ;
  • Corruption à un niveau jamais atteint ;
  • Dépravations avérées de mœurs ;
  • Réduction sensible du niveau d’éducation tant intellectuelle que morale ;
  • Chosification du Congolais entrainant un manque d’estime des autres peuples d’Afrique et voire même du monde entier ;
  • Une armée et police très affairistes, infiltrées du sommet à la base ;
  • Un service de sécurité à la gloire d’un seul individu ;
  • Des assassinats, meurtres, présence des charnières devenues monnaie courante ;
  • Enlèvements et arrestations sommaires des opposants ;
  • Légèreté dans le processus d’obtention de la nationalité congolaise ;
  • Des frontières très poreuses.

Il est à noter que cette liste est loin d’être exhaustive au regard de la profondeur de maux qui rongent la société Congolais depuis presque deux décennies.

Toujours, dans la poursuite de sa mission, Joseph « Kabila », étant hors course pour un troisième mandat, a réussi à placer aux commandes de notre destinée notre frère de sang Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi, fils du feu Étienne Tshisekedi dont la lutte contre les différents pouvoirs a fait de lui un leader charismatique. Il est à comprendre que Joseph Kabila, vouloir ou pas, a su trouvé, par son génie, une pièce très rare pour l’aider à protéger son pouvoir pendant son temps de « repos » et surtout permettre aux Rwandais d’exécuter à la vitesse d’éclaire leur plan d’occupation de l’Est. La fameuse pièce de rechange se distingue, malheureusement, par une série de gaffes, de contradictions et surtout des erreurs de stratégies accompagnées d’une verve oratoire maladroite à chaque fois qu’il traverse les frontières de notre pays. D’aucuns vont même loin en le qualifier de Gaston La gaffe, personnage de bandes dessinées connu pour ses dégâts. Pire encore, là où Joseph Kabila a eu peur de franchir la ligne rouge, notre frère Felix Tshilombo a réussi à le faire pour honorer son partenaire de circonstance dont l’idéologie et le combat sont diamétralement opposés. Il ya de quoi à se demander s’il est vraiment le fils du nom qu’il porte ?

Ainsi donc, avec la nomination de Felix Tshilombo, Kabila a réussi finalement à désacraliser toutes les fonctions publiques d’un État digne de ce nom. Retenons que bien avant cela, il s’est amusé à nommer tour à tour Sammy Badibanga, Tshibala, tous membres venant de l’UDPS comme de Premier ministre.

Au regard de ce qui précède, il est impérieux que le peuple Congolais cesse de croire que le caractère taiseux de Joseph Kabila cache le manque d’intelligence, au contraire elle cache ce comportement sournois avec lequel il abuse de Congolais. La véritable preuve qui démontre à suffisance sa ruse, est surtout sa gestion de la crème intellectuelle se trouvant dans le F.C.C. Elle se retrouve comme de brebis enfermées dans un enclos ou le berger décide chaque fois du sort de tout celui qui essaie de s’éloigner du troupeau. Pour mieux comprendre l’attitude de tous ces politiques, d’aucuns sont allés loin en les qualifiants d’élèves de E.P. KINGAKATI, lieu de résidence de Joseph Kabila ou il les reçoit pour de réunions et autres rencontres. Tous ne se cachent plus à afficher leur allégeance et soutien tous azimuts à cet illettré de temps moderne.

Certes, à l’époque du maréchal Mobutu, nous avons vu les politiques lui faire allégeance ; mais ce que nous vivons à l’heure actuelle dépasse tout entendement. Nous avons la nette impression que pour faire partir du F.C.C, il faut être dépourvu d’une certaine jugeote afin de répondre au mieux aux critères d’adhésion. Et en fin de compte, ils s’avèrent être de bons cobayes de laboratoires pour mesurer le degré d’inconscience et d’absurdité que peut dégager un homme politique en général et Congolais en particulier.

Voilà de quelle manière l’homme aura réussi à réduire la valeur intrinsèque de l’intellectuel congolais, opposition comme majorité. Et toute cette démarche n’a été possible que par la cupidité, la vie facile, l’égoïsme, la légèreté de politiques congolais, débouchant sur la haute trahison.

En dépit de ce qui est décrit ci-haut et fort heureusement pour notre pays qu’il existe encore de pièces rares faisant la fierté et l’honneur de notre nation, de personnalités telles que le cardinal Monsengwo, Pasteur Ekofo, le Docteur Mukwege, etc.. au discours rempli d’espoir, de paix et d’éveil national. Et nous savons tous qu’ils sont très dérangeants aux yeux de cette médiocrité.

 C’est pourquoi il est demandé au peuple congolais de rester positif pour l’avenir de notre pays en souhaitant à ce que la jeunesse Congolaise ne tombe pas dans la confusion dans laquelle nous vivons actuellement.

A ce propos, le cardinal dans son message aux jeunes lors de sa messe de rameaux du 27/03/2018 avait fait appel au sens de responsabilité de ces derniers devant l’histoire, en leur disant ce qui suit :

« Jeunes de Kinshasa, l’avenir du pays est entre vos mains. Certes l’avenir du pays vous appartient, et vous avez le droit de reprocher aux ainés et aux hommes politiques d’avoir sacrifié votre génération ; mais il vous est demandé de travailler pour que le Congo ne soit plus dans cette situation de misère. Car, l’église est prête à vous y aider et à vous y préparer, si et seulement êtes-vous prêt à prendre en charge votre vie, la vie des autres et la destinée de la nation ? »

A bon entendeur, salut !



 

Categories: 

Comments (0)

Leave a comment