Kinshasa — Cour Suprême : Procès de mercenaires ou procès de la honte contre Moise Katumbi

Moise Katumbi,

« Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice » avait dit Montesquieu, artiste, écrivain, Philosophe (1689 - 1755)

Aujourd’hui matin, était le début du procès bidon de "Mercenaires" à la Cour Suprême de la Justice, à Kinshasa Gombe. Seulement, les accusés (entendez le président de l’Ensemble Moise Katumbi ) reste bloqué à l’étranger et le presumé mercenaire ( l’Américain Daryl Lewis) n'a pas obtenu le visa d'entrée en RDC pour la troisieme fois.

Le dit procès a été suspendu mercredi et renvoyé devant la cour constitutionnelle, a déclaré l’avocat de Moise Katumbi. Cette décision a été prise après une audience de quatre heures devant la Cour suprême en l'absence de l'ancien gouverneur de la province du Katanga, Moise Katumbi, et du ressortissant américain Darryl Lewis, le présumé mercenaire.

Jean-Joseph Mukendi Wa Mulumba, l'un des avocats de Moise Katumbi, a déclaré que les juges refusaient d'entendre la défense en l'absence de leurs clients. Mukendi a ajouté que la procédure devant la Cour Constitutionnelle pourrait prendre encore au moins trois mois. Il n’y a aucun doute que cette décision est un artifice pour compromettre les chances de Moise Katumbi de se présenter aux élections de 23 décembre 2018.

Comment une seule personne, entendez Joseph Kabila et  par surcroit Rwandais, a dominé 80 millions de Congolais et a avili son Elite reste un grand mystère.

Il y a quelques jours, nos fins limiers ont obtenu une vidéo montrant le prétendu mercenaire américain Darryl Lewis, entrain de demander un visa d’entrée à l’Ambassade de la RDC à Washington, demande qui sera déclinée par les autorités de Kinshasa.

Pourtant, la constitution de la RDC dans son article 151 dit que « le  pouvoir  exécutif  ne  peut  donner  d’injonction  au  juge  dans  l’exercice  de  sa juridiction,  ni  statuer  sur les  différends,  ni  entraver  le cours  de  la  justice,  ni  s’opposer à l’exécution d’une décision de justice ». Pourquoi la Cour Suprême ne pouvait-elle ne pas donner des injonctions au ministère des affaires étrangères pour que les accusés soient permis de retourner au pays et se faire entendre devant les juges ?

Il y a quelque mois, nous avions tous suivi comment Moise Katumbi, demandait aux autorités Congolaises de le faire entrer au pays pour poser sa candidature. En fait, beaucoup de medias internationaux  avaient diffusé comment l'opposant Congolais cherchait le visa d’entrée à la Direction General de Migration à la porte d’entrée de Kasumbalessa.

Comment en toute âme et conscience, la cour suprême, et bientôt la Cour Constitutionnelle, vont-elles statuer sur un cas aussi politisé et bidon qui sent le brulé à mille kilomètres ? Tous les Congolais savent que c’est un faux procès !

N’est-ce-pas le pouvoir de Kinshasa qui avait dit que Darryl Lewis, arrêté le 24 avril 2016 à Lubumbashi, était un « dangereux » mercenaire ? Pourquoi ne pas lui donner l’autorisation de se présenter devant les juges ?

Au demeurant, «  ôtez le respect de la justice et la bonne foi : Nul gouvernement n'est durable » disait Thyestes - Vers 60 ap. J.-C. La Cour Constitutionnelle a encore le temps de se ressaisir et faire volte-face. Car les choses peuvent changer d’un moment à l’autre.

A bon entendeur, salut.

 

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