Les combats dans l’est de la RDC forcent de milliers à fuir

Une jeune fille déplacées congolaise  épluche les légumes tout en prenant soin de sa sœur dans le Nord-Kivu, en RDC.

GENÈVE, 29 janvier (HCR) — Plus de trois ans après, une offensive rebelle majeure fut défaite par l’ONU et les forces gouvernementales de la République démocratique du Congo de la province du Nord-Kivu, la région demeure extrêmement instable et force de déplacements.

Depuis Novembre, les vagues de violence par les milices Maï-Maï et les groupes rebelles, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, FDLR, et les Forces démocratiques alliées (ADF) de l’Ouganda, ont forcé un grand nombre de personnes à fuir.

Cela ne fait qu’ajouter à un cycle de misère dans une région riche en minéraux, mais manquante de l’ordre public. Le déplacement est également venu à un moment où l’armée congolaise a mené des opérations militaires contre les FDLR et d’autres groupes rebelles.

« Nous croyons qu’il est urgemment important pour que les autorités résolvent les tensions croissantes dans l’est de la RDC et intensifient le soutien aux personnes récemment déplacées », a déclaré le porte-parole de l’HCR Leo Dobbs aux journalistes lors d’un briefing à Genève le vendredi (29 Janvier).

« Cela comprend, veiller à ce qu’ils puissent trouver la sécurité soit dans des sites désignés ou avec la population locale. Nous sommes de plus en plus préoccupés par le ciblage des civils comme les affrontements s’intensifient, en raison particulièrement des tensions depuis des décennies entre les groupes ethniques », avait-il ajouté.

Depuis Novembre, au moins 15.000 personnes ont trouvé refuge dans des sites des déplacées gérées par l’Agence des réfugiés des Nations Unies ou de l’Organisation internationale pour les migrations, l’OIM. En plus de ces personnes déplacées, des dizaines de milliers d’autres qui ont fui sont estimés et vivants avec des familles locales tandis que d’autres ont regagné leurs foyers. L’HCR appelle les autorités à assurer la sécurité dans les zones de retour et de faciliter l’accès humanitaire.

Dans le dernier grand mouvement de masse forcé, plus de 21.000 personnes — principalement des femmes et des enfants — ont fui du village de Miriki et les régions avoisinantes de Lubero dans la province du Nord-Kivu, le 7 Janvier après la mort d’au moins 14 personnes dans un raid de nuit par les forces présumées FDLR.

Ils ont fui les villages de Luofu, Kaina, Kanyabayonga et Kirumba dans le sud du territoire de Lubero. Un nombre important de déplacés sont rentrés chez eux, mais certains restent toujours déplacés dans la région.

Les FDLR ont également été aux prises avec des groupes Maï Maï dans le territoire de Walikale. Depuis Novembre, ces combats ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir vers Lubero. Au début de Janvier, le nombre de personnes déplacées dans ces combats sont estimées par différentes estimations à 70,000-82,000.

Les combats entre les FDLR et les milices ont également forcé les gens à chercher refuge de l’autre côté de la frontière en Ouganda. L’année dernière, plus de 33.000 personnes ont fui vers l’Ouganda à partir de l’est de la RDC.

Pendant ce temps l’ADF continue de mener une campagne de terreur, des attaques sporadiques et embuscades contre la population locale et les forces armées congolaises dans le nord de la province.

Le mois dernier, selon nos partenaires locaux de protection, des affrontements avec l’armée FAD a fait environ 20.000 personnes de déplacés internes à Béni territoire et soulève les craintes d’une attaque imminente contre la ville de Béni.

Un grand nombre de ces déplacés qui avaient fui vers la province de l’Ituri, voisine du Nord-Kivu, tandis que le reste a fait leur chemin vers Béni ou le district de Oicha, où ils doivent lutter pour trouver un abri et une assistance.

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires au début du mois a estimé que 7,5 millions de personnes en RDC, soit 9 pour cent de la population, avaient besoin de nourriture et d’autres secours humanitaires après les décennies de crises.

OCHA indique également que 1,5 million de personnes restent déplacées de force dans les provinces de l’Est, y compris environ 600.000 au Nord-Kivu, un chiffre qui est maintenant susceptible d’avoir augmenté. L’HCR soutient les personnes déplacées en gérant 31 sites de déplacés, en fournissant du matériel d’abri, coordination de la protection et la défense de leurs droits.

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