Les Nations Unies appellent à la tenue des élections au Congo dans le délai au mois de Novembre 2016, par edith m. lederer, AP

Conseil Nationale de Securite de l'ONU

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution mercredi appelant aux élections présidentielles et législatives au Congo qui se tiendra dans le délai en Novembre et rejetant la demande du gouvernement de réduire de moitié la force de Nations Unies de maintien de la paix, forte de 20.000 hommes dans le pays, d’ici la fin de l’année.

L’Ambassadeur du Congo près des Nations Unies, Ignace Gata Mavita a exprimé le regret que le Conseil de Sécurité ait gardé le plafond de la mission de maintien de la paix à son niveau actuel et n’est même pas d’accord avec la recommandation du Secrétaire général Ban Ki-moon d’une réduction de 1 700 membres.

Le conseil a pris note de la recommandation de Ban, mais a déclaré que tout changement dans la force de l’ONU, connue sous le nom de la MONUSCO, doit être déterminé en consultation avec le gouvernement congolais « sur la base de l’évolution de la situation sur le terrain, » une réduction de la violence contre les civils et établir des « institutions étatiques responsables », y compris pour la sécurité et la justice.

La résolution prolongeant le mandat de la mission U.N. jusqu’au 31 Mars 2017 a été adoptée à un moment de tension croissante sur les élections prévues en novembre. Le président congolais Joseph Kabila est supposé quitter ses fonctions en Décembre, mais l’opposition craint qu’il reporte le calendrier électoral pour rester au pouvoir.
L’ambassadeur de la France près de Nations Unies, François Delattre a déclaré que la résolution recadre et renforce le mandat de la MONUSCO sur les deux grands défis du Congo aujourd’hui: « la protection des civils dans la lutte contre les groupes armés et le soutien à la tenue d’élections crédibles, pacifiques et démocratiques. »

Il a déclaré que le Conseil de Sécurité a décidé de maintenir la taille de la force U.N. « parce que les défis auxquels fait face le pays reste très important et il incombe de la responsabilité de la communauté internationale, d’accompagner cette période, grâce à la présence des Casques bleus de la MONUSCO. »

Gata Mavita du Congo a déclaré que le gouvernement pense que « cette position montre un manque de flexibilité qui pourrait compromettre le climat de travail sur le terrain. »

Le Conseil de sécurité a réaffirmé que la protection des civils, y compris, contre les menaces et la violence par des groupes armés et la violence sexuelle, doit être une priorité absolue par la MONUSCO.
Il a également exhorté le gouvernement et toutes les parties « pour garantir un environnement propice à un processus électoral libre, équitable, crédible, inclusif, transparent, pacifique et endéans le temps. »
Et il a appelé à la publication d’un calendrier électoral révisé sans délai et la mise à jour du registre électoral « pour assurer la réussite et la tenue dans des élections dans le délai. »

Le conseil a appelé à un « dialogue crédible » pour assurer des élections pacifiques et a exhorté toutes les parties à coopérer avec l’Union Africaine, qui entreprend des consultations pour réunir toutes les parties. Gata Mavita a blâmé certains membres de l’opposition pour le retard dans le démarrage de ces négociations sur l’état d’avancement électoral.

 

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