L'ONU demande l’endossement de l’accord politique de la RD Congo

Les eveques de la CENCO

Au 11 janvier 2017, le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a demandé à la communauté internationale de faire pression pour que soit rapidement approuvé l’accord politique du 31 décembre en République démocratique du Congo (RDC) pour mettre en place un gouvernement de transition d’union nationale

« La signature de l’accord du 31 décembre donne espoir d’une résolution pacifique de l’impasse politique », a déclaré le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, au Conseil des 15 membres.

Il a averti que le fait de ne pas signer l’accord — facilité par les médiateurs de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et atteint dans la capitale de la RDC, Kinshasa, le 31 décembre 2016 — pourrait retarder les élections et accroître le risque d’une nouvelle crise politique et d’une violence accrue dans le Pays.

« Les acteurs régionaux et internationaux devraient maintenir un soutien ferme pour la mise en œuvre de l’accord et la tenue d’élections, dès que possible », a déclaré M. Ladsous.

L’accord s’appuie sur un accord politique initial entre une partie de l’opposition et la majorité présidentielle en octobre sous les auspices de la facilitation de l’Union africaine. Ca vise une transition gérée de manière pacifique, conforme aux principes démocratiques consacrés dans la Constitution du pays.

En plus de l’évolution politique dans le pays, M. Ladsous a abordé les récentes violations des droits de l’homme et les actes de violence qui se sont produits les 19 et 20 décembre. Au moins 42 personnes ont été tuées et 140 autres blessées dans le conflit entre les forces de sécurité nationale et les manifestants.

Le haut fonctionnaire de l’ONU a appelé le gouvernement congolais « à entreprendre une enquête complète sur les événements qui ont conduit à un usage excessif de force et des pertes de vies humaines » et à faire en sorte que les responsables soient tenus de rendre des comptes.

Il a ensuite cité la volatilité persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Outre la menace que représentent les groupes armés étrangers, à savoir les Forces démocratiques alliées (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), les activités des milices sont en hausse dans nombreuses parties du pays.

« Cette augmentation des niveaux de violence armée est due en partie à la montée de conflits de longue date et profondément enracinés entre les communautés ethniques », a-t-il noté.

M. Ladsous a déclaré que le Secrétariat de l’ONU et la Mission de stabilisation de l’Organisation des Nations Unies dans le pays (MONUSCO) continueront à œuvrer pour faciliter l’accord et le peuple Congolais et ils présenteront au Conseil de sécurité les recommandations sur la meilleure façon d’atteindre cet objectif

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