Norbert Kantintima et Marcellin Cishambo : Deux gouverneurs qui ont facilité les Constructions Anarchiques à Bukavu, Capitale du Sud-Kivu

Bukavu, Norbert Kantintima, Marcellin Cishambo

Bukavu était la ville l’une de plus belles villes de l’Afrique. Elle était verte, urbanisée, perchée sur 1500 – 1600 mètres d’altitudes et dégageant différents aromes venant des plantes diverses.

Avec la crise économique jusque dans les années 1990s, il y’avait encore de routes et les constructions anarchiques n’était limitée qu’au quartier de Nyamugo et de l’Essence dans la commune de Kadutu, une zone populaire.

Et puis vint l’ADFL qui nomma Norbert Bashengezi Kantintima comme gouverneur du Sud-Kivu. Venant de Kaziba, un village non loin de Bukavu et n’ayant aucune affinité à la ville, au lieu de laisser le village à Kaziba, son village natal, il amena l’esprit du village à Bukavu.

À partir de ce moment, aucune norme de construction n’était plus respectée. Avec l’insécurité créée par la guerre de l’ADFL, tous les habitants de villages dans les périphériques de Bukavu déferlèrent dans la ville construisant partout et coupant les arbres. L’Arrivée de réfugiés rwandais n’avait pas été sans effet sur la ville. L’effet de centaines de milliers de réfugiés fut une surcapacité qui pesa lourdement sur les infrastructures qui n’avaient pas été conçues pour accueillir autant de monde du coup.

Après Kantintima, un autre gouverneur bricoleur, le Sieur Marcelin Cishambo, en quête d’un enrichissement rapide descendit à Bukavu. Ce fut un gouverneur à temps partiel parce qu’il passait la claire de son temps au grand hôtel de Kinshasa où l’on pouvait le voir dans le hall avec des dossiers à la main.

Fidel à son nom de Cishambo (« Voleur » dans la langue Mashi), il vendait tout : une parcelle du vieux Kasongo, famille de grande réputation qui l’avait pourtant hébergé ; les cimetières de camp SAIO ne sont que deux exemples dans son palmarès.

En effet on construisait sur les tombes, enlevez les cadavres et les jeter sur la rue. Un tel manque de respect de morts et vandalisme de leur lieu de repos va le hanter jusqu’à ses derniers jours.

Avec ces deux mauvais gouverneurs, Bukavu n’a pas eu de la chance. Cependant, les gens ne doivent pas continuer a vivre comme des animaux. De ce fait, toutes ces constructions anarchiques devront être détruites aussitôt qu’il y aura un gouvernement responsable à Kinshasa et a Bukavu.

Les habitants devront habiter dans des appartements de vingt à trente étages pour dégager le centre de la ville, refaire les routes et les caniveaux pour drainer les eaux usagers et de pluie.

En attendant cet avènement, l’histoire doit juger si ces deux gouverneurs étaient les plus mauvais que le Sud-Kivu ait jamais connu et ce qu’il faut faire pour barrer la route à de tels dirigeants.

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