Procès Kamerhe : L'affaire renvoyée à la Cour Constitutionnelle pendant que le pouvoir a lâché des voyous perturber l'audience

Délocalisée de la Grande salle habituelle de la Cour Suprême de Justice pour la petite salle de lecture du Service de documentation et études du Pouvoir judiciaire, l'audience publique du procès contre Vital Kamerhe dans l'affaire Wivine Moleka a abouti par le revoit de la cause devant la Cour Constitutionnelle.

Le nouvel organe de la justice en cours d'installation devrait se prononcer sur l'exception d'inconstitutionnalité de la saisine sur laquelle est revenue largement la défense du Président National de l'UNC. L'audience de ce lundi 13 avril s'est déroulée dans une ambiance particulièrement surchauffée.

En effet, dès les premières heures de la journée, l'esplanade de la Cour Suprême de Justice a été pris d'assaut par une centaine des gros bras commandés par un prénommé Chaleur, un chef de milice au service du pouvoir et bien identifié par la population de Kinshasa.

Armés de gourdins et autres objets tranchants, ces hors la loi proféraient des injures et menaces de morts aux militants de l'UNC venus soutenir leur Leader Vital Kamerhe.

Le bain de sang d'une confrontation directe avec ce gang a été évité de justesse juste au moment de l'annonce de la délocalisation de l'audience. C'est alors que ces agresseurs dont Judas Kabamba, Maitre Djo, Magouche, Junior Kata Kata, Le Bon Minimbu, Hewa Bora et leurs collègues, tous bien connus à travers la ville pour leur banditisme se sont lancés à une poursuite des paisibles militants de l'UNC devant le regard impuissant des policiers commis à la surveillance de la bibliothèque.

Plusieurs personnes venues participer à cette audience ont été grièvement blessées, d'autres encore molestées et leurs biens de valeurs volés. Après le procès, Vital Kamerhe a fait la ronde des centres hospitaliers où ont été acheminés les blessés pendant que les voyous procédaient au partage du butin de leurs actes d'agression sur le boulevard du 30 juin, en face du siège de l'INSS.

Le Président de l'UNC a dénoncé ces actes des violences dirigés contre sa personne. Il a déclaré faire prévaloir la force des arguments de la loi plutôt qu'une confrontation des muscles.

Les images de la brutalité:

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