Qui est Président du Nord Kivu ? Dix personnes enlevées par un groupe armé dans l’est de la RDC

Felix Tshisekedt et Vital Kamerhe

De prime abord, la question semble déplacer, mais à voir les tueries, carnages, proclamation de ISIS et autres vicissitudes que traversent nos frères du Nord Kivu, nous sommes en droit de nous demander si le Nord Kivu est toujours sous contrôle du gouvernement central à Kinshasa.

Quid des promesses démagogiques lors de la campagne présidentielles et celles du 16 Avril à Beni ? « Je viens dans l’Est pour régler la situation sécuritaire et je vous offre ma parole en vous en affirmant que c’est dans l’Est que je vais m’installer tout au long de mon mandat »

Les mauvaises nouvelles ne cessent de déferler dans notre rédaction : Dix morts aujourd’hui, trois morts hier, incendie des centres de traitement d’Ebola,... Pourquoi ce peuple est-il livré à eux-mêmes ? Sont-ils toujours de Congolais ?

C’est le moment d’aller éteindre ces foyers de tension et anéantir ces groupes armés. Au moment que la presse nationale semble oublier le Nord Kivu, nos confrères de News24.com nous donnent de détails dans les paragraphes qui laissent de frissons à tout esprit faible.

En effet, News24.com nous dit que dix personnes ont été kidnappées par un groupe armé dans la région de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo le jeudi, d’après leurs sources locales.

Les assaillants avaient effectué une descente dans le village de Chianichani, où ils ont pillé et incendié un centre de santé local ainsi que des maisons cambriolées, selon leurs sources.

Comme vous le savez, Beni est l’une des principales villes touchées par le dixième foyer d’Ebola en RDC en 40 ans — le virus a jusque-là tué plus de 1 000 personnes depuis le mois d’août.

Selon le groupe de renseignement du SITE, le groupe État islamique a revendiqué l’attaque de Chianchiani et d’un autre village, Kumbwa, à Kamango, en affirmant qu’ils se sont affrontés avec l’armée congolaise.

L’AFP n’a pas pu immédiatement vérifier la réclamation et l’armée congolaise n’a pas signalé d’attaque sur ses bases à Kamango. Le mois dernier, le groupe État islamique a déclaré pour la première fois être à l’origine d’une attaque contre une position de l’armée congolaise dans la province du Nord-Kivu.

Un autre groupe, les Forces démocratiques alliées (ADF) — expulsées de l’Ouganda au milieu des années 90 — sont régulièrement accusées par les autorités d’avoir attaqué des positions de l’armée dans le Nord-Kivu.

Les ADF, d’origine islamiste, ont notamment été blâmés pour le massacre de 2014 de centaines de civils dans la région de Beni, au Nord-Kivu.

La question reste de savoir pourquoi ces groupes ne peuvent pas être éradiqués. Que font ces généraux à Kinshasa au lieu d’aller lutter contre ces groupes armes à l’Est. On se pose également la question de savoir ce que fait la MONUSCO à l’Est. Si les Casques bleus ne peuvent pas sécuriser la population, il est temps qu’ils retournent chez eux pour que la RDC signe des accords avec des pays qui peuvent les aider.

 

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