A qui profite le crime ? quand la justice est la solde du gouvernement

Kalev Mutond de l'ANR et Kitoko, Premier Président de la Cour Suprême de Justice

La loi de l’Emmerdement Maximum, aussi connue comme la Loi de Murphy dit que « s’il existe plusieurs façons pour les choses de mal se passer, c’est celle qui fera le plus de dégâts qui se produira ». Eh bien, il ya des signes précurseurs qui ne trompent plus. Tout ce que les services spécialisés de Kabila fomentent finit par capoter ou être connu d’avance. Aussi, il n’y a plus de cohérence dans tout ce qui se fait ou se trame soit au Palais de la Nation ou à l’ANR. Qu’est-ce que le prince des actions noires, le tout puissant Kalev Mutond, trame encore ?

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que Kalev Mutond et son mentor Joseph Kabila auraient lancé des commandos pour éliminer physiquement Madame Ramazani et sans oublier Moïse Katumbi. Un peu de récapitulatifs ferait du bien pour rafraichir la mémoire.

Comme nos lecteurs le savent, le dossier de condamnation de Moïse Katumbi continue à susciter des interrogations. Nombreux de nos confrères avaient publié sur la toile que le Greffier de séance avait disparu dans la nature avec lui, toute la documentation judiciaire liée à ce pseudo procès. Vrai ou faux, nous avions résisté la tentation de leur emboiter les pas en entendant la confirmation de nos propres sources.

Nous savons que l’agence Nationale de Renseignements (ANR) s’en était mis pour mener des enquêtes. Nous venons de nouveau d’apprendre qu’il y a eu des arrestations au niveau de cette juridiction. Le tout puissant Kalev dont le Directeur de Cabinet, un certain SHIMATOU — le piètre rédacteur du Jugement de Condamnation de Moïse Katumbi qui avait été remis à Madame la Présidente de la Composition pour y apposer sa signature — ne dort plus depuis le dépôt de la plainte de Daryl Lewis.  Il se bat, avons-nous appris, plus qu’un diable dans un bénitier.

Nos fins limiers nous disent qu’il ne se passe plus une journée que ses collaborateurs ne déposent pas à la Rédaction du Journal quotidien  « L’Avenir » appartenant au Député Puis Mwabilu — hier Indicateur de la Sécurité pendant la deuxième république et aujourd’hui « Hyper Kabiliste ». Tous les articles paraissant ces jours-ci dans ce quotidien et qui prennent à partie Moïse Katumbi ou qui fustigent le dossier relatif à la lettre de Madame Ramazani Wazuri sont rédigés par les sbires de l’ANR.

Revenons au dossier en question et la question pertinente qui apparaît en toute évidence : A qui profite la fuite du Greffier et la disparition de toute cette documentation ?

Selon des sources dignes de foi, Kalev Mutond est le responsable de cette diversion, car à la publication de la lettre de la Présidente du Tribunal de Kamalondo qui dénonçait l’extorsion de sa signature, Monsieur Kalev Mutond avait diligenté une équipe pour réfléchir sur la meilleure manière de contrer ce scandale. Etant donné que la loi de Murphy avait mis en échec un plan si bien élaboré, il fallait saborder le dossier pour que les dires de Madame ne corroborent pas avec le contenu du dossier physique, d’où la stratégie de faire disparaître le Greffier y compris tout le dossier.

Dès lors, ne faudrait-il pas savoir ce que les sbires de Kalev Mutond auraient fait du Greffier disparu ? Bien sur mais quand on est prince des actions noires et qu’on a l’oreille du « Raisi », on a droit de vie, séquestration et mort sur le commun de mortels. Tout porte à croire qu’après avoir réussi leur coup avec brio, ils veulent accréditer la thèse de la disparition à Moïse Katumbi — même si ce dernier est interdit de retourner au pays malgré son insistance et physiquement à de milliers de kilomètres de Lubumbashi — dans la fuite du Greffier et la disparition du dossier.

Comment donc, Moïse Katumbi qui tient mordicus à comparaître pour démontrer les inepties comprises dans ce jugement peut-il au même moment faire disparaître les traces de ce qui le disculpera ? Pensez-vous un seul instant que le greffier n’était pas sous surveillance de l’ANR 24 heures sur 24 ? Allez-y comprendre quelque chose.

Par ailleurs selon Kalev Mutond et son valet Lambert Mende, il n’y aurait pas des mains politiques derrière la condamnation de Moïse Katumbi. Comment expliquer la suspension du Conseiller à la Cour Suprême qui a présidé la Composition qui avait donné acte à la  requête en suspicion légitime introduite par la défense de Moïse Katumbi ? Quel est le péché commis par ce Juriste qui n’a fait que donner acte pour les profanes, il n’a fait qu’accuser réception de cette requête.

Nous pointons un doigt accusateur à Monsieur Jérôme Kitoko, Premier Président de la Cour Suprême de Justice. Par son acte ou par la lâcheté, il venait de démontrer qu’il agissait selon la volonté de Kalev Mutond. Quelle honte porte-t-il  à la Justice Congolaise ? Il est temps que le Président Joseph Kabila le dégage de ce poste, car il l’aide mal en dévalorisant complètement la Justice Congolaise. Quand on veut aider un Chef, il faut lui dire la vérité. En donnant une carte blanche au prince des actions noires, Monsieur Kitoko n’aide pas la justice Congolaise qui doit assurer l’équilibre et arbitrage entre les gouvernants et les gouvernés; s'assurer que les Kalev Mutond de ce monde ne violent pas la liberté et le droit de l’homme de gouvernés.

Javier Moro avait écrit, « aussi brutale et violente soit-elle, la répression ne pourra faire taire la voix de la justice et de la liberté ». Pour preuve, malgré les montages de l’ANR, l’ex-gouverneur du Katanga prêche à une audience plus large sur l’injustice en République Démocratique du Congo. Est-ce que les menaces de Kalev Mutond et le commando lâché à ses trousses vont le faire taire ? Est-ce que madame la juge Ramazani va rebrousser chemin ?

Rappelons au juge Jérôme Kitoko et Kalev Mutond la sagesse de Charles Péguy qui dit ceci. « Une seule injustice, un seul crime, une seule illégalité, surtout si elle est officiellement enregistrée, confirmée, une seule injure à l’humanité, une seule injure à la justice, et au droit surtout si elle est universellement, légalement, nationalement, commodément acceptée, un seul crime rompt et suffit à rompre tout le pacte social, tout le contrat social, une seule forfaiture, un seul déshonneur suffit à perdre, d’honneur, à déshonorer tout un peuple ».

Le cas de Monsieur Jérôme Kitoko, Premier Président de la Cour Suprême de Justice est trop flagrant, car il déshonore la justice Congolaise et son peuple. Il a beau pactiser avec le régime de Kabila, mais ce régime va passer et la justice va tôt out tard prévaloir. Quel sera son sort ? Qu’il y pense, car il ne reste que 135 jours au régime de Kabila de tourner la page de l’histoire de la nation Congolaise.

Nous demandons aux intéressés d’être vigilants.

A très bientôt  

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