Réquisitoire au micro du pasteur Bobo (transcrit) : Madame Justine Kasavubu dénonce les dérapages de Félix Tshisekedi Tshilombo

Dans un réquisitoire, férocement patriotique, Madame Justine Kasavubu, dégage les aspirations du peuple qui ont été souillées, travesties et profanées par suite des accords entre Felix Tshisekedi et le régime de Joseph Kabila.

« Nous sommes un pays sous occupation », dit-elle et que Felix Tshisekedi fait perdurer le Kanambisme.

Elle croit toujours à l’État de droit. Elle croit dans les règles universelles qui tôt ou tard vont rétablir l’équité en RD Congo et nos frères Kasaiens risquent de beaucoup perdre.

Dans son réquisitoire, elle cible le manque de patriotisme de nos frères du Kasaï qui se font instrumentaliser par les architectes du projet de démembrement de la RD Congo, entendez Joseph Kabila et Paul Kagamé.

Faut-il retourner au pays supporter la dyarchie Felix Tshisekedi — Joseph Kabila. Non-dit-elle pour n’avoir pas été consulté. Faut-il les déboulonner ensemble comme avait demandé le pasteur Bobo ? Nous attendons vos commentaires sur notre page Facebook et Twitter.

MADAME JUSTINE KASAVUBU : Nous voyons le système Kabiliste perdurer. C’est Kabila qui est aux commandes ce n’est pas Félix qui est aux commandes. Félix se sert de paravent pour que Kabila continue. Et Kabila continue pourquoi ? Parce qu’il est le sous-traitant de Kagamé. Mais Kagamé est soutenu par la Belgique.

Voyez-vous ? Et donc ici il ne s’agit pas pour moi d’aller comme ça à l’aveuglette dans un accord dont je ne connais ni les tenants et ni les aboutissants. Et puis, je crois qu’il faut défendre le Congo aujourd’hui.

Nous sommes un pays sous occupation. Je ne sais pas ce qu’ils font aujourd’hui autour de l’UDPS aile familiale, s’ils se rendent compte vraiment de ce qu’ils ont fait. Parce que le jour où le pays va se rétablir, je crois que l’état de droit, ce n’est pas l’état du plus fort, ou la loi du plus fort, ou le rapport de force du plus fort.

L’état de droit c’est le principe, c’est la reconstitution et puis aussi ce sont les règles. Est-ce qu’ici on a respecté les principes ? Est-ce qu’on a respecté la constitution ? Est-ce qu’on a respecté les règles ? Eh bien, on n’a pas respecté tous ces éléments-là. Et donc ma foi aujourd’hui je crois qu’il faut plutôt s’inquiéter pour Félix Tshilombo parce qu’il s’est mis dans une situation très difficile.

Moi je ne vois pas comment un homme qui a tué des millions de Congolais, Kabila Kanambe qui a tué des millions de Congolais et qui est là pour parachever le plan de balkanisation du pays ; et qui utilise justement nos frères du Kasaï parce que c’est une escalade des nominations de nos frères du Kasaï.

Et vous verrez aussi que beaucoup de Rwandais ont pris les noms de Kasaïens. Mais tout simplement parce que le Kassaï était dans le collimateur de la province qu’il fallait vraiment vidé de tout son contenu parce que c’est par là que la phase finale de la balkanisation devait se produire.

Donc comme les gens s’intéressent beaucoup plus à la corruption et aux biens matériels, il ne voit pas ça. Mais le jour que le pays va se rétablir, mais nous aurons peut-être pris notre retraite, je n’en sais rien. Peut-être donc dans 30 ans ou dans 40 ans quand nos petits enfants vont arriver aux affaires ? Mais ils auront à juger l’histoire. Et je pense qu’à la lumière de ceux qui ont commis des crimes pendant la Deuxième Guerre mondiale qui continue à être poursuivis 60 ans, soixante-dix ans après, mais, ce sera la même chose au Congo.

Parce qu’il ya quand même des lois universelles qui ne changent pas d’un pays à un autre. Et donc je crois que la justice passera à un moment donné et reprochera à nos frères qui ont fait aujourd’hui des actes de trahison d’avoir posé ces [inaudible].

PASTEUR BOBO : Mais madame… c’est bien beau ce que vous dites, mais on ne peut pas laisser ce pays dans les mains de Kabila n’est plus président. Kabyle bien qu’il a de l’influence, mais si de personnes comme vous, c’est notre pays, c’est votre pays à vous, vous pouvez soit déboulonner le système ou aider Félix, ou déboulonner et Felix et le système, je ne sais pas, mais, il faut être au pays quand même.

MADAME JUSTINE KASAVUBU : mais écoutez là encore, je pense que vous vous péchez par un manque de vision globale. On ne sauve pas un pays parce qu’on Zorro. Le Congo ne sera pas sauvé parce que quelqu’un se considère comme le Zorro de circonstances. Non !

On sauve un pays lorsque l’on fait là on fait bloc ensemble et lorsqu’on est unie et qu’on se bat pour la même cause. Alors l’opposition devait rester unie. Nous, nous avons dit que la solution ce n’était pas d’aller aux élections plus que derrière ces élections Kabila kanambe allait opérer quelques entourloupes et quelques supercheries. Et bien la nomination de Félix en est une. Et donc ce n’est pas ça la solution.

Donc sauver le pays ce n’est pas aller dans les bras ou dans la gueule du loup, mais c’était de rester ensemble en tant que nation, en tant que Congolais. Et puis pour faire bloc ensemble, et je pense que Kabila Kanambe serait parti. Moi je vais vous dire Kabila kanambe aurait été déboulonnée tout simplement si Felix avait accepté de rester avec tout l’ensemble.

PASTEUR BOBO : Ça c’est le passé, mais maintenant, right now !

MADAME JUSTINE KASAVUBU : No, it’s not a matter of now. Non ce n’est pas ça. Moi je pense qu’il ne faut jamais commettre l’erreur de justifier les fautes qui ont été commises.

PASTEUR BOBO : On dit que la politique est dynamique.  

MADAME JUSTINE KASAVUBU : oui la politique est dynamique, mais on ne doit toujours pas s’engouffrer dans les trahisons. La politique ne doit pas s’engouffrer dans le non-respect des règles. Or ici nous sommes dans une accumulation de non-respect des règles. Et je pense que nous avons le droit aussi de dénoncer ce qui ne va pas lorsque c’est commis par l’opposition.

Donc ici, sauver le pays ce n’est pas un cavalier seul qui allait sauver le pays, parce qu’à ce moment-là, monsieur Fayulu  pouvait aussi dire mois je vais sauver le pays. Avant-hier monsieur Bemba pouvait dire moi je vais sauver le pays. Et pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas tous sauvé le pays ?

Mais tout simplement parce qu’à un moment donné il y a des dynamiques de groupe qu’ils doivent jouer. Alors il faut aussi retenir que derrière tout ça nous savons bien qu’il y a la communauté… une certaine communauté internationale derrière.

Alors ils ont tous été manipulés, depuis Genval en passant par Genève. Ils ont tous été manipulés. Chacun a un plan avec une certaine communauté internationale pour balkaniser le pays.

Et vous dites qu’il faut aller secourir notre frère Félix, mais il sait bien que nous sommes là. Pourquoi est-ce qu’on ne nous a pas appelés dans ces pourparlers-là ? Mais tout simplement parce qu’ils avaient déjà signé tous des pactes. Tous ont commis des péchés en signant des pactes.

Et je pense aussi qu’aussi bien Lamuka, la coalition qui a un fait la promotion de monsieur Fayulu, président élu, que la coalition de l’UDPS avec les forces de Kabila Kanambe et bien tous ont signé des accords. Tous ont déjà trahi le pays tous ont participé à des accords et à des négociations par-ci par-là à l’étranger tout simplement parce qu’il avait accepté une certaine forme de corruption. Donc ils ont tous quelque chose à se reprocher.

C’est la raison pour laquelle vous avez vu justement que Kabila Kanambe a profité des éléments les plus vulnérables pour perdurer. Parce que le peuple congolais n’avait pas demandé à une certaine UDPS ou bien à d’autres composantes de l’opposition d’aller siéger avec lui. Le peuple a exprimé un choix c’est-à-dire le refus de continuer avec le Kanambisme.

Or aujourd’hui le peuple est encore en train de subir le Kanambisme. Et Kabila continue à tuer. Regardez, je suis vraiment triste de constater que certains de nos frères au Kasaï ne se rendent même pas compte qu’à la fin du processus c’est eux qui seront tués, puisque tous les Rwandais ont pris le nom des Kasaïens.

Beaucoup de Rwandais ont pris les noms de Kasaiens. Ils ne se rendent même pas compte que c’est leur propre vie qui est mise en difficulté. Donc je crois que la raison maintenant doit maintenant prévaloir et qu’on doit enfin tenir compte de notre point de vue.

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