RDC: « J’ai la Nette Impression Qu’il y a Un Projet. Et Le Projet, C’est La Balkanisation De Notre Pays », Cardinal Fridolin Ambongo

Cardinal Fridolin Ambongo Besungu

"Et j’ai compris que le peuple de cette partie de notre pays souffre. Et souffre, non pas parce qu’il ait commis une faute, mais souffre de la barbarie d’un groupe qui est manipulé par des mains invisibles. Et pour quelle finalité nous n’arrivons pas encore à comprendre !

Donc, la première chose qui m’a frappé, c’est la souffrance de ces peuples. Vous sentez dans la population comme, un vent d’un peuple terrorisé par un ennemi invisible, qui poursuit quelle finalité, on ne sait pas.

Mais avec le temps que j’ai passé, en regardant en écoutant, en échangeant avec les uns et les autres. J’ai la nette impression qu’il y a un projet. Et le projet c’est la balkanisation de notre pays. Je crois il ne faut pas se voiler la face. Il y a une volonté de mettre notre pays à genoux et de prendre un morceau de ce pays.

Je crois depuis Bunia, en passant par béni, Butembo, Goma jusqu’au plateau de fizi, il ya un projet. Est-ce que ce projet va se réaliser ? Je crois que tout dépend de nous peuple congolais. Ça dépend de nous. L’erreur que nous commettrions dans le contexte actuel, c’est de nous quereller entre nous. Et là je l’ai dit, répété plusieurs fois partout où je suis passé.

Il y a nos forces armées qui sont en première ligne. Il y a des militaires qui sont morts pendant que j’étais là. Je crois qu’il faut beaucoup de considération pour nos soldats. Il y a des faiblesses. Certainement dans cette armée. Il y a des choses à corriger et, je crois, la grande responsabilité, c’est d’abord aux autorités du pays au niveau de Kinshasa. Parce que l’armée est composée des hommes et ces hommes il faut les prendre en charge, pour leur donner de moyens conséquents pour assumer leurs missions.

Et en même temps nous savons aussi que notre armée est un peu comme infiltrée. Il faut mettre de l’ordre aussi dans cette armée pour que la population puisse s’identifier à l’armée. Autrement il y a une sorte de manque de confiance entre d’un côté la population et son armée et ça c’est dangereux.

Il y a aussi, un peu comme défi à relever, c’est aussi de la part de leaders politiques. J’ai eu à échanger avec ses leaders. Ce n’est pas bon qu’on pointe tous les deux doigts l’armée la police et où la Monusco, comme si notre malheur venait de ces gens.

En fait la stratégie, de balkanisation passe par là. On veut nous opposer. On oppose l’armée à sa population. On oppose la police à la population. On veut faire croire à la population que l’armée ne fait pas bien son travail. Tout ça participe à une stratégie.

C’est pourquoi je dis-nous devons rester très prudents. Nous devons rester vigilants. Il y a des choses à corriger que ce soit de la part de l’armée de la police de la MONUSCO, il faut corriger. Mais nous ne devons pas nous faire la guerre entre nous, en fragilisant en laissant libre et chemins à celui qui a planifié déjà le plan de balkanisation de notre pays, mais la première chose c’est qu’il n’ya pas de fatalité".

Par Cardinal Ambongo.

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