RDC : Joseph Kabila en partance pour la Corée du Nord ? par Adrien Seyes

Joseph Kabila

Joseph Kabila se rendra-t-il finalement en Corée du Nord ? Il se contentera pour l’instant d’une visite à la base militaire de Kamina, dans le Haut-Lomani, où des officiers de l’armée nord-coréenne forment depuis plusieurs semaines des éléments congolais aux opérations de maintien de l’ordre.

A Kinshasa, les nouvelles vont vite. Au moins tout autant que l’agenda du chef de l’Etat RD congolais qui est particulièrement mouvant ces derniers temps. Il y a quelques heures, des proches de Joseph Kabila ont fait savoir que ce dernier était attendu « demain ou après-demain » à Pyongyang, la capitale nord-coréenne, pour y rencontrer les autorités du pays, au premier rang desquelles le président Kim Jong-Un.

Mais compte tenu de l’actualité de ces dernières heures, Joseph Kabila y aurait renoncé. La Corée du Nord fait, en effet, face à un durcissement des sanctions de la part de la communauté internationale sous fond de nucléarisation de son armement et de montée des tensions avec les Etats-Unis. Hier, une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies a été adoptée à l’unanimité à l’encontre du régime nord coréen.

En lieu et place, il a été décidé que le chef de l’Etat RD congolais se rendrait à la base militaire de Kamina, dans le Haut-Lomani, où des officiers de l’armée nord-coréenne forment depuis plusieurs semaines des éléments congolais aux opérations de maintien de l’ordre. Ce n’est qu’à l’issue de cette visite qu’une date sera fixée pour un déplacement officiel de Joseph Kabila dans la capitale nord-coréenne.

En revanche, Léonard She Okitundu, le ministre des Affaires étrangères de RDC, se trouve bien, lui, en Iran – et non à Dubaï, comme cela avait été annoncé par ses services, où il n’a fait que passer en transit. Le régime iranien entretient, à l’heure actuelle, des relations compliquées avec de nombreux pays, en particulier les Etats-Unis qui lui reprochent entre autres son rôle jugé néfaste dans la crise syrienne.

« Joseph Kabila n’a plus le choix. La communauté internationale lui tourne le dos et il a perdu nombre de soutiens en Afrique, notamment auprès des pays voisins. Il est, par conséquent, contraint de se tourner vers des pays qui sont au ban de la communauté internationale afin d’éviter un isolement total », commente un diplomate en poste à Kinshasa.

 

 

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