Recul et Analyse — qu’est ce que Moise Katumbi a-t-il gagné dans son safari à Goma, Beni, Butembo, Bukavu, Bunia et Kindu ?

Moise Katumbi

Nous venons de voir les images de foules qui sont allées accueillir Moise Katumbi de son retour de son safari dans le grand Kivu et Bunia. Il sied en ce moment précis de s’arrêter sur les images et faire une brève évaluation de ce que ce safari a pu accomplir.

De prime abord, les images et les nombreux témoignages récoltés sur le terrain ont un seul dénominateur commun : Moise Katumbi est un homme simple,  humble et compassionné. Qualités rares aux démagogues et  les « m'as-tu vu » qui gouvernent à partir de Kinshasa.

En plus, à voir les images du safari de Moise Katumbi, on dirait que l’homme était né avec une petite calculatrice dans ses mains. Au départ, son safari si loin de l’optique 2023 ne faisait aucun sens. C’est seulement après avoir compté la masse populaire qu’il a visite en moins d’une semaine qu’on se rend compte qu’automatiquement, il venait d’installer dans la conscience collective de cette partie de l’Est qui représente environ 20 millions d’habitants, son inévitabilité !

En effet, à part le côté politique, la compassion et le réconfort aux déplacés internes — des réfugiés congolais dans leur pays — qui sont délaissés par le gouvernement a Kinshasa n’est pas passé inaperçu. A Kindu, un fief qu’on aurait facilement donné au FCC à cause de personnalités du coin comme Tambwe,  Amisi Tango Fort et Ramazani Shadari, une foule en délire a marché au pas avec lui sur une distance d’environ 7 Kilomètres, démontrant que Moise Katumbi reste une force politique gravitationnelle en RD Congo. A part l'ancien premier ministre Matata Mponyo qui y avait construit une université, tous les autres de pèsent absolument rien.

Dans un langage simple, avec plusieurs questions rhétoriques, il arrivait à communiquer avec ces populations dans leur langue maternelle, en langage de base et sans utilise des gros mots politiques et ni de promesses fallacieuses. A un moment donne à Kindu, il demanda à la population « habari gani » traduction « comment cava », une simple question dont la politesse demande de répondre, « habari muzuri » traduction « ça va bien ». Il demanda à la population de répondre, « habari mubaya » traduction, « ça va mal ». Ceci est une justesse d’esprit, une invention américaine appelée, KISS (Keep It Simple et Stupide) : il faut tout simplifier au point que même un idiot soit à mesure de comprendre.

Si vous n’arrivez toujours pas à voir que ce simple slogan « assassin » en swahili venait de « miner »  tout l’Est de la RD Congo contre le gouvernement Joseph Kabila et Felix Tshisekedi, alors vous n’avez pas de flair politique et vous n’avez jamais joué aux jeux d’échecs. En d’autres mots, comment est-ce que Felix Tshisekedi, Joseph Kabila, Tambwe Mwamba, Matata Mpnyo, Vital Kamerhe et Emmanuel Shadari pourront-ils haranguer la foule en donnant d’autres fausses promesses alors qu’ils ont été aux affaires et ils n’auront rien fait ?

En plus, ce qui a surpris est la capacité de ce dernier à s’identifier avec la base populaire et surtout, les plus démunis des Congolais. Il n’y a aucune école qui enseigne l’humilité et il n’y a aucun diplôme qui confère un doctorat dans ce caractère remarquable qu’il a démontré au cours de son safari.

Que c’est soit à l’hôpital de Panzi à Bukavu, un prêtre qu’il embrassait a Butembo, sa visite aux victimes d’Ebola ou en compagnie de déplacés internes à Bunia, Moise Katumbi s’identifie parfaitement avec cette large couche populaire de la RD Congo.

Comment expliquer que les plus démunis entendez la grande majorité de la population congolaise, s’identifie avec un homme de la haute classe, catapulté dans tous ces coins de la république par JET privé ? C’est un phénomène qui est propre à Moise Katumbi et qui le rend incontournable dans les problèmes majeurs que la RD Congo fera face.

Au demeurant, le grand Kivu vient d’affirmer que le chairman Moise Katumbi reste le Centre de gravité de la politique Congolaise. De ce fait, il a balisé son chemin et il ne lui reste plus qu’à créer un parti politique pour cimenter cette popularité. S’il arrive à baliser quelques villes de l’Ouest de la RD Congo comme Kananga, Kikwit, Matadi, et Mbandaka, il faudra composer avec lui pour que le grand Congo jaillisse de ses cendres, honte, humiliation et relance sa locomotive économique et reprenne sa place dans le concert des nations avancées.

Quel est donc le prochain chapitre qu’il va écrire ?

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