Affaire 30 vaches, Quelle Honte !!! : Vital Kamerhe se prosterne devant un criminel de guerre

D’après notre fin limier au Sud-Kivu, ce qui a échappé aux grands journaux du pays, c’est le symbole que représente les vaches au Sud-Kivu et au Rwanda. C’est le cadeau qu’on offre à un Mwami/Chef pour obtenir une faveur. Dans la langue « mashi », ce geste s’appelle « kusengera », présenter une offrande pour obtenir une faveur d’un Roi ou chef.

A voir les images, Vital Kamerhe est allé se prosterner et présenter ses respects devant son seigneur James Kabarebe. Pour quelles fin et objectif ? Après tout ce n’est pas son fils qui s’est marié à Kigali. Quelle honte !!!

Pourtant il avait dit ceci, et la vidéo témoigne que cela n’est pas un montage, lors des affrontements entre les rwandais et Ougandais à Kisangani :

« Alors que le Rwanda l’Ouganda disait que c’est une affaire interne aux Congolais, mais voilà que d’un côté vous avez James Kabarebe avec l’armée rwandaise et de l’autre côté James Kazini, des James comme par hasard à la tête de l’armée ougandaise en train de s’affronter dans la ville de Kisangani. Et on a massacré femmes, enfants, jeunes et vieux et cette ville a été saccagée. Hélas, la communauté internationale devant une telle tragédie qu’il fallait qualifier de génocide carrément », Vital Kamerhe.

Aujourd’hui c’est le même homme qui va se prosterner et offrir 30 vaches à James Kaberebe, piétinant la mémoire de 85 officiers Congolais qui avaient été brulés vivant à l’aéroport de Kavumu, en début de la guerre du 2 aout 1998,  commanditée par le même James Kabarebe.

500 militaires rwandais ont été signalés à Mwenga dans le Sud-Kivu il y a juste quelques jours. C’est ne plus un secret pour personne que le plan de la balkanisation de la RD Congo est piloté à partir de Kigali. Nous pouvons comprendre que Felix Tshisekedi commette ces erreurs par la combinaison du manque d’expérience professionnelle, manque de sens critique et manque d’un cursus adéquat. M. Kamerhe sait très bien ce qui se passe et de ce fait, son geste n’est pas pardonnable.

Le bourreau d’hier, celui-là qui avait coupé le courant aux couveuses des enfants prématurés devient sanctifié. Le même bourreau que Vital Kamerhe avait suivi la bataille farouche à l’aéroport de N’Djili en 1998.

Comment le pouvoir peut-il monter à la tête de cette façon ? Jusqu’à nier ses paroles et la vérité sur les crimes commandités par James Kabarebe en RD Congo ?

Dans notre mémoire collectif et registre, James Kabarebe reste un criminel de guerre. Qu’il profite de ces 30 vaches pendant qu’il est encore temps. Quant à Vital Kamerhe, il devrait avoir honte de profaner le sacrifice suprême des officiers et soldats congolais qui sont tombés sur le champ d’honneur par suite du plan conçu par James Kabarebe.

Tout a un début et tout aura une fin.

 

Greg K.

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