Dialogue National — Kabila reste muet sur son avenir politique et court-circuite l'attente du peuple

Convocation du  Dialogue National par Joseph Kabila

Imaginez un match de football où l’on doit déplacer ou reculer les poteaux à chaque fois qu’un joueur veut marquer un but contre une équipe adverse. Peut-on parler de bon arbitrage ? Non. Et si l’arbitre jouait trois fonctions : joueur, arbitre et déplaceur des poteaux, comment appellerions-nous un tel sport ? Un racket, une tricherie, mais sauf du football au vrai sens du mot car les règles sont faussés.

Les Congolais ne seraient pas arrivés à ce point n’eût été la naïveté et la bénédiction de l’UDPS. Congovox avait sonné l’alarme bien avant. S’il y avait encore un brin de doute sur les motivations et consultations diverses de Joseph Kabila, le doute doit être levé. Il faut presque un interprète pour comprendre les méandres dans ce discours.

Le président parle des opinions qui apparaissent sur la scène nationale sur la réorganisation territoriale et le processus électoral. Seulement, il oublie de pointer de doigt l’éléphant dans la salle bien visible à tous, l’origine des maux dont le peuple congolais endure : LUI-MEME et sa mauvaise gestion et le court-circuitage voulu et planifier des institutions nationales, en les rendant dysfonctionnelles.

Il parle de la « fiabilité et inclusivité » du fichier électorale sans fournir une explication pourquoi il a attendu si longtemps. Encore une fois, l’éléphant dans la salle — entendez le coupable — ce n’est pas la CENI, c’est lui même Joseph Kabila.

Sans aucun scrupule, il demande « la levée consensuelle de certaines options ». N’est-ce pas qu’on voyait ce train venir à toute vitesse ? C’est une phrase bénigne en apparence si l'on n’y prête pas attention. En effet, il faut attendre jusqu’à la fin pour décrypter le message, qu'il faut officiellement l'aider à glisser !

Joseph Kabila espère que du Dialogue national « sorte, les résolutions qui rassurent et engagent le pays dans un avenir radieux à la hauteur de nos espérances communes ». Remarquez que jusqu’à la fin du discours, il ne parle pas de son avenir. Ne voulait-il pas dires « ses espérances d’un glissement consensuel » ? Le peuple demande à tue-tête s’il va rendre le tablier sans versement de sang le 20 Décembre 2016. Il ne parle pas non plus de la militarisation du Katanga et des violences dans le Nord-Kivu.

Il parle du calendrier qui était « voulu global », sans mentionner que c’est bien lui qui y avait injecté les élections locales, surchargeant un calendrier sur le bord nerveux et alourdi. Quant aux violences de 2006, 2007 et 2011, il oublie de mentionner que c’était dû à ses tricheries flagrantes quand il avait par exemple usurpé la victoire d’Etienne Tshisekedi.

Pourquoi le dialogue va-t-il se substituer à la force de police pour débattre de la securitisation physique ? Pourquoi le dialogue va-t-il se substituer à la Direction nationale de Contribution pour la mobilisation des fonds ? N’est-ce pas une acceptation voilée de son échec, une défaite par jeu d’éponge ?

En somme, le président Kabila raconte de bobards, car il y a une expertise internationale qui peut aider à décongestionner le calendrier qu’il avait congestionné en premier lieu, planifier et organiser les élections à moindre frais qu’il avait mentionnés. La preuve ? Faites un appel d’offres public gérer par une institution internationale. Les élections présidentielles pourront être organisées entre $ 700 $ et $ 800 millions.

Au demeurant, le gouvernement Matata n’aurait prévu que $500 millions pour l’année 2016 quand on sait que les cours de matières premières ont fortement baissé. Rappelez-vous que le gouvernement devrait mettre de coté chaque année un fond pour les élections. Fallait-il attendre le Dialogue national pour trouver les moyens de mobiliser les fonds ?

Peuple Congolais, le glissement est consacré avec bien entendu le soutien de l’UDPS. Vous devez vous prendre en charge par la désobéissance civile et défiance vis-à-vis du gouvernement Kabila pour que la communauté internationale intervienne.

NOTEZ BIEN,

N’ESPEREREZ PAS QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE VA INTERVENIR SI VOUS CROISEZ LES BRAS. SI DANS UN PAYS DE 80 MILLIONS IL N’Y A PAS DE COURAGEUX ALORS NOUS SOMMES DES ANIMAUX QUI MERITONS NOTRE SORT. VOUS NE POUVEZ PAS POURSUIVRE LA JOIE ET LE BONHEUR DANS VOTRE VIE CAR TOUT EST CONTRE VOUS, CAR KABILA DEPLACE LES POTEAUX A CHAQUE FOIS QUE LE PEUPLE VEUT MARQUER. C’EST UNE TRICHERIE, UNE FALSIFICATION, UN COUP D'ETAT INSTITUTIONEL EN PLEINE GESTATION..

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