Flash, Flash, Flash: Un conseiller de Kabila dévoile les dessous des cartes de la deuxième rencontre secrète entre Fatshi et le Raïs

Felix Tshisekedi, Joseph Kabila

Quelques heures avant de prendre son avion pour le Nigeria, une rencontre secrète a eu lieu entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur. C’est la deuxième fois que les deux hommes se retrouvaient au cours de la même semaine.

Décidément le couple constitué par l’ancien et le nouveau ne se quitte plus des yeux. Cette visite impromptue de Joseph Kabila auprès du nouveau Président était motivée par deux enjeux majeurs qui secouent les FCC, à savoir l’élection du bureau définitif du Sénat et la sortie imminente du gouvernement que les Congolais attendent depuis six mois.

Selon un proche du Raïs, les deux présidents ont poursuivi les échanges qu’ils avaient entamés à la N’Sele au cours duquel Félix avait sabré le champagne pour saluer les avancées obtenues dans le partage des postes ministériels du nouveau gouvernement.

Avant hier, lors de cette deuxième rencontre, Joseph Kabila a continué à tendre la perche à son successeur en lui proposant de placer son ami Sami Badibanga, en lieu et place d’Evariste Boshab, comme premier Vice-Président du Sénat. En lui offrant la tête de Boshab, l’ancien maître de Kinshasa voulait avant tout amadouer Félix Tshisekedi, l’UDPS et CACH.

Si le prix à payer pour verrouiller la présidence du Sénat était la tête de Boshab, Joseph Kabila était prêt à la lui donner sur un plateau.

« Timeo Danaos et dona ferentes » dit-on ! (Je crains les Grecs, même lorsqu’ils font des cadeaux). Cet adage qui est entré dans la culture populaire est plus que jamais de mise pour Fatshi et sa petite troupe. Il faut se méfier de Joseph Kabila lorsqu’il fait un cadeau.

Après avoir mis Jeanine Mabunda à la tête de l’Assemblée, Joseph Kabila tenait plus que à positionner son poulain Alexis Thambwe Mwamba à la tête du Sénat. Au moment où la candidature de Modeste Bahati créait un mouvement d’hémorragie au sein des FCC, l’ancien président tenait à éviter que le nouveau ne vienne apporter son soutien à la fronde conduite par le président de l’AFDC. Si le prix à payer pour verrouiller la présidence du Sénat était la tête de Boshab, Joseph Kabila était prêt à la lui donner sur un plateau.

Trop content de pouvoir récompenser un ami qui l’avait longtemps aidé dans les moments difficiles, Félix Tshisekedi acceptait la proposition de Kabila. Sans se méfier aucunement de se voir totalement ceinturer par les présidents des deux chambres qui aujourd’hui sont dirigées par de véritables chiens de garde de la Kabilie, Félix Tshisekedi a immédiatement mordu à l’hameçon.

Tout a été convenu entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila afin de faire croire à une tension persistante entre eux. La réalité est toute autre.

Ce n’est pas la première fois que les deux hommes sont de mèche dans des petites combines pour essayer de tromper leur entourage et l’opinion publique. Déjà les manifestations de violence orchestrées par l’UDPS à la suite des déclarations du FCC hostiles à la nomination des nouveaux PDG de la Gécamines et de la SNCC n’étaient que l’expression d’une fausse colère convenue entre les deux présidents.

L’un et l’autre se mettaient à couvert par rapport à leurs lieutenants pressés d’entrer au gouvernement et surtout par rapport à l’opinion publique à qui il faut continuer à faire croire à une rivalité entre CASH et FCC. Même chose pour les récentes frasques et déclarations hostiles de Fils Mukoko ou des bérets rouges FCC ! Tout a été convenu entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila afin de faire croire à une tension persistante entre eux. La réalité est toute autre.

Aujourd’hui, la mainmise du Raïs sur les institutions est totale. Selon le proche du Président sortant, sitôt sorti de ce deuxième entretien secret, Joseph Kabila n’a pas caché ses sentiments à ses proches. Il leur a dit que Félix est un président à 1% et lui le demeure à 99%. Dès lors que que le Bureau définitif du Sénat n’était pas sorti, il avait été convenu lors de cet entretien qu’il ne pouvait y avoir de publication du gouvernement.

Désormais, le destin de Félix Tshisekedi est totalement soumis à la volonté de Joseph Kabila qui n’a pas du tout apprécié les réticences exprimées par le nouveau président qui refuse de voir les She Okitundu, Mova Sakanyi, Albert Yuma et quelques autres, faire partie du gouvernement sous prétexte que tous les proches de l’ancien président seraient trempés dans les magouilles financières.

Tout en conservant en face de Félix Tshisekedi un sourire énigmatique, le Raïs ne décolère pas contre son successeur car dit-il « en six mois, les hommes de Tshisekedi ont volé bien plus que mes hommes en quinze ans. Félix croit vraiment qu’on ne connaît pas les surfacturations, les fausses dettes payées, les marchés bidons et les voyages de ses conseillers au Katanga pour racketer les compagnies minières ? ».

Avec l’élection du bureau définitif du Sénat, Joseph Kabila est déterminé à siffler la fin de la récréation pour Félix Tshisekedi et ses hommes de main qui écument le Congo. A la rentrée parlementaire, les députés et sénateurs FCC ont reçu l’ordre d’instruire les dossiers contre le nouveau locataire du Palais de la Nation. Et les dossies ne manquent pas.

Le scandale risque d’être retentissant.

Les scandales se sont accumulés en six mois. Plusieurs banquiers ont été mis en devoir par le Raïs de dévoiler les comptes des principaux collaborateurs du nouveau Président. Les compagnies minières privées qui ont été l’objet de pressions et qui ont remis des dizaines de millions de dollars à l’envoyé de Tshisekedi au Katanga vont également ouvrir leur livre. Certaines d’entre elles sont listées à la bourse de Toronto et de Londres. Le scandale risque d’être retentissant.

Les grandes figures des communautés libanaise et indo-pakistanaise opérant en RDCongo ont également été invitées à dévoiler les pressions qui leur ont été faites par le pouvoir pour leur soutirer de l’argent.

Désormais les beaux jours sont passés pour le pouvoir de Félix Tshisekedi. Le parlement kabiliste dirigé par Mabunda et Thambwe est chargé de remettre les pendules à l’heure. Et, Joseph Kabila est plus que jamais déterminé à mettre les compteurs à jour.

 

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