La vérité sur l’augmentation des coûts des Loyers estudiantins à l’Université de Kinshasa et dans les Instituts Supérieurs

Etudiant congolais sacrifiés au nom du « glissement » ?

 

Si le président Kabila pouvait déployer autant d’énergie et autant de finance qu’il déploie pour « culbuter la République Démocratique du Congo » en organisant des élections pacifiques et apaisées, il resterait dans l’histoire un grand homme.

Hélas, la prémisse dans cette proposition est une barrière si haute et si insurmontable pour Kabila qu’il est condamné à rester un minable petit président dans l’histoire du Congo. Si vous n’êtes pas d’accord avec cette conclusion, dites-nous comment on appelle quelqu’un qui sabote sciemment l’éducation de la jeunesse d’un pays qu’il prétend être le sien comme vous allez le voir ici bas.

Vis-à-vis du peuple Congolais, est-ce que l’histoire va-t-elle juger Joseph Kabila si différemment de Ngongo Lutete, Tipo-Tipo, Munyemuhara, Soumialot et même le roi Léopold II ?

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Il n’est pas secret, et cela partout au monde, que les milieux estudiantins constituent souvent et par essence, les milieux de contestations sociales et politiques. Ils constituent les viviers d'où se développent des idéologies généralement contraires à celles véhiculées par les Gouvernants. Mais, ce qu’il ne faut pas oublier, et c'est très important,  est que c’est cet écosystème qui constitue le berceau d’où se développe l’intelligentsia qui prendra la relève qui va développe le pays.

 C’est cette matière grise dans nos universités et instituts supérieurs que se trouve notre unique chance et espoir de transformer nos 24 trillions USD de ressources naturelles potentielles en richesses réelles qui devrait soulever les masses de la populations Congolaise de leur misère et rebâtir les infrastructures. Pour Congovox, un leader qui oublie cela est, excusez-nous le mot, tout simplement un fainéant. Nous avons pitié de quelques intellectuels qui l'entourent — notamment Aubin Minaku, Matata Mponyo et Evariste Boshab — qui ne pouvaient pas l’en dissuader ou déposer carrément le tablier comme les vaillants leaders du G7, l'ex-Gouverneur Moise Katumbi et le président de l'UNC,  Vital Kamerhe l'avaient fait pour sauver la patrie.

 Un tour d’horizon rapide à travers le monde nous replonge dans les révoltes provoquées par l’expansion du Marxisme Léninisme et plus récemment, le printemps arabe qui a fait balayer tous les autocrates en Afrique du Nord. Même au Burundi voisin ce sont, comme le montre le photo-ici bas, l’effort des courageux étudiants campés devant l’ambassade des Etats-Unis qui font que Nkurunziza ne va pas survivre, même si les Etats-Unis semblent trainer les pas. Ce n'est qu’une question de temps.

En République Démocratique du Congo, nos Universités et Instituts Supérieurs n’ont jamais dérogé à cette règle quasi universelle. En 1969, la Révolte des Étudiants de l’Université de Lovanium actuellement Campus de Kinshasa avait amené à l’enrôlement des Étudiants au sein de l’Armée Congolaise. En 1979, le cri « Camarade O (“O” pour opprimer) » avait fait secouer le régime du maréchal Mobutu au point de fermer toutes les institutions universitaires et de renvoyer les étudiants dans leurs régions d’origine.

A la veille de la fin de cette année et à l’aube de l’année 2016, année de tous les dangers au regard des échéances électorales en vue, Joseph Kabila et ses Larbins se sont rappelés  des événements du mois de janvier 2015 et plus loin des événements du mois d’août de l’année 2012.

A titre de rappel pour nos compatriotes de la diaspora qui nous lisent sur les réseaux sociaux, ces deux dates rappellent le déferlement des Étudiants dans les rues de Kinshasa qui avaient risqué de sonner le glas du Régime dictatorial et de l’autocrate de Kinshasa, Joseph Kabila, le Président créateur.

En prévision du tripatouillage constitutionnel et du dialogue que nous qualifions du « Dialogue de la Honte », l’omniscient et omnipotent Joseph Kabila, a estimé qu’il fallait vider les Cités universitaires et des Instituts Supérieurs de leurs Occupants considérés comme des sources potentielles de désordre lors de la mise en place de la stratégie de « Glissement ».

Comment donc agir sans soulever des suspicions ? D’où le stratagème d’augmentation des Coûts de loyers des Étudiants, sachant que cela provoquera des troubles et qui amèneront le pouvoir,  pour raison de maintien d’ordre public,  à fermer les dortoirs des Étudiants et même les Universités et Instituts Supérieurs pour faciliter l’organisation de ce « Dialogue satanique » sans heurs et plus loin prétendre lancer une politique de réhabilitation de certains logements estudiantins. Ces travaux traineront en longueur , le temps de dépasser le temps fatidique de 16 Décembre 2016.

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Dans ses calculs, c’est une question de disperser à travers la ville ces Étudiants pour qu’ils ne constituent pas une masse homogène et critique et suffisante pour basculer tous ses plans. Si toute fois, ils arrivaient en ville, mais non regroupés, il serait plus facile de les maitriser.

Il ressort des informations de sources concordantes et de premières mains que « ces troubles sont entretenus par le pouvoir de Joseph Kabila » selon le principe que « La fin justifie le moyen » comme le  disait Antoine de Saint Exupéry dans le Petit Prince.

« Qui n’avance pas recule », dit un proverbe latin. Les trois personnalités citées ici haut savent que les études universitaires sont un grand investissement pour nos familles déjà enfoncées dans la misère à cause de leur chef. Que le retour sur investissement de nos familles pendant la fermeture, quel que soit l’excuse et/ou subterfuge, est nul. Minaku, Matata et Boshab  connaissent par expérience les années blanches, car les ayant vécues sous le maréchal Mobutu. Maintenant qu’ils sont de l’autre coté de la barrière, ils ne peuvent même plus lever leur petit doigt. Pouvez-vous prononcer le mot « vendu » comme « NVANDOU » ?

A malin, malin et demi. Nous connaissons le modus  opérandi de Joseph Kabila. Mais, en fin de compte, le peuple Congolais triomphera.

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