RD CONGO — ONZE PAYS CENTRAFRICAINS PARLENT ENCORE D’UN ACCORD QUE LE PEUPLE CONGOLAIS A DEJA REJETTE

Joseph Kabila

L’agence France Presse reporte qu’en septembre, pendant les manifestations organisées par le rassemblement contre les retards des élections, 53 personnes avaient été tuées

Elle reporte en en outre que les « onze pays, réunis le mercredi sur la sécurité en Afrique centrale, ont exhorté l’opposition de la République Démocratique du Congo à soutenir un accord qui pourrait maintenir son président en poste bien au-delà de son mandat officiel ». La suite du communique de l’AFP est la suivante.

Les Dirigeants ou leurs représentants de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) se sont réunis à Libreville, capitale du Gabon.

"La conférence a appelé les forces politiques et sociales (en RDC) qui ne l’ont pas encore fait à adhérer à l’accord politique du 18 octobre 2016, qui vise à renforcer la cohésion sociale et la tenue d’élections démocratiques calmes", a déclaré un communiqué.

Le président de la RDC [Joseph] Kabila, dont le mandat sera terminé le 20 décembre, avait été élu à deux mandats et il est interdit de rester au pouvoir, mais il n’a jamais dit qu’il avait l’intention de se retirer.

En octobre, il s’est tapé un accord de partage de pouvoir dans le cadre d’un « dialogue national », nommant Samy Badibanga, un politicien de l’opposition, en tant que Premier ministre, dans un mouvement qui, selon les analystes, prolonge son mandat au moins fin 2017.

Le « rassemblement », un mouvement de grands groupes d’opposition qui soutient le politicien Etienne Tshisekedi pour remplacer Kabila, a rejeté l’accord.

En septembre, pendant les manifestations organisées par le rassemblement contre les élections tardives, 53 personnes ont été tuées, selon le comptage de l’ONU.

Parmi les 11 pays qui ont pris part à la réunion du mercredi, quatre étaient représentés par les chefs d’Etat, Idriss Deby Itno du Tchad, Paul Kagame du Rwanda, Faustin-Archange Touadera de la République centrafricaine et Ali Bongo Ondimba du Gabon.

La déclaration a également indiqué que la CEEAC avait l’intention de « déployer une mission » dans l’ancienne colonie française de RCA, déchirée par les conflits, « pour soutenir les efforts de reconstruction post-conflit ».

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