RDC: La Situation Sécuritaire Alarmante au Kivu Doit Etre Résolue de Toute Urgence

Les manifestants à Beni le 25 novembre 2019 ont démontré que la mission de l'ONU n'avait pas réussi à les protéger après la mort de huit personnes par des rebelles des ADF

La situation humanitaire dans la région orientale de la République démocratique du Congo (RDC), en particulier dans le nord et le sud du Kivu, s’est détériorée du fait que ces zones continuent de faire l’objet d’attaques armées sans relâche de la part de milice militaires. Paul Samasumo - Cité du Vatican

Parfois décrite comme une région où il n'y a ni guerre ni paix, la région du Kivu en RDC, mis à part par sa marginalisation par les gouvernements congolais successifs, constitue une urgence humanitaire. Un conflit armé est délibérément perpétré par des rebelles déterminés à piller les abondantes ressources naturelles du pays.

Le coltan est un minéral essentiel pour l'industrie de la haute technologie

La RDC est une terre riche en ressources forestières et minérales. L'exploitation minière illégale de Coltan ne profite pas aux villageois locaux. Au lieu de cela, les communautés sont attaquées et obligées de fuir alors que leurs terres sont saisies pour exploitation minière illégale.

Le coltan est un minerai essentiel qui est utilisé dans l'industrie de la haute technologie. Il est nécessaire pour la production de téléphones mobiles et de produits électroniques. Les populations de gorilles de montagne de l’Est sont également assiégées et en voie de disparition au moment où elles sont prises dans le conflit.

Avec de tels niveaux d'insécurité, les gens ne peuvent pas cultiver leurs terres; La malnutrition chez les enfants s'est inévitablement répandue dans les zones touchées.

Les conflits armés et le virus Ebola ont affaibli les communautés

 «La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) est très préoccupée par la situation socio-sécuritaire qui prévaut dans l'est du pays, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en raison de la recrudescence de la violence et des tueries. Les déplacements massifs de familles n'ont fait qu'aggraver les souffrances d'un peuple déjà appauvri et traumatisé. (Des villages et des communautés entières sont affligés) par les enlèvements, la présence quasi permanente de groupes armés et le virus Ebola », ont déclaré les évêques dans leur dernier appel aux autorités congolaises et à la communauté internationale.

Les évêques ont ajouté: «Les conséquences de ces conflits récurrents sont: les décès, l'abandon et la destruction de maisons et de champs, l'insécurité alimentaire, les activités immorales, la perturbation du calendrier scolaire et le risque de propagation du virus Ebola», déclarent les évêques.

Solidarité avec le peuple du Kivu

L’archevêque Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la Conférence des évêques de la RDC, a exprimé la solidarité d’autres évêques avec les diocèses de la région du Kivu.

«Au nom des évêques membres de la CENCO, et en mon nom, j'exprime notre solidarité et notre proximité fraternelle avec Mgr Melchizédek Sikuli, évêque de Butembo-Beni et Mgr Sébastien-Joseph Muyengo, évêque d'Uvira, ainsi que avec tout le peuple de Dieu qui vit dans ces régions. Nous saisissons cette occasion pour offrir nos condoléances les plus chrétiennes à toutes les familles qui ont perdu (membres de la famille) dans ces conflits et pour exprimer notre compassion à tous ceux qui sont touchés par ces événements malheureux. Nos pensées vont également aux victimes de l'accident d'avion survenu le dimanche 24 novembre 2019 à Goma, ainsi qu'aux familles touchées », a déclaré l'archevêque Utembi Tapa.

Nécessité d'intensifier les efforts humanitaires et de paix

Les évêques ont néanmoins félicité les forces armées congolaises (FARDC) et la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour avoir réussi à perturber et à repousser les activités de forces rebelles telles que les Forces démocratiques alliées (ADF).

Les évêques suggèrent la mise en place d'un vaste programme d'urgence et la fin des hostilités dans cette partie du pays. Ils plaident pour le rétablissement complet de l'autorité et des institutions de l'État telles que la police nationale, l'armée et l'immigration, entre autres.

Ces mesures devraient aller de pair avec un dialogue national viable visant à créer un climat de justice, de paix et de réconciliation entre les communautés en conflit.

Les évêques concluent en invoquant l’intercession de «Très Sainte Vierge Marie, Notre-Dame du Congo et Mère du« Prince de la Paix »» pour veiller sur le pays et le bénir.

 

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